Voiture électrique d’occasion : nos conseils d’achat

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Elles sont sur le marché depuis 6 ou 7 ans déjà, et, logiquement, les autos électriques sont disponibles d’occasion. Faut-il craquer ? Elles ont, pour elles, leur bonne fiabilité, et contre elles, leur côte élevée.

Ce n’est pas encore une franche accélération, mais une belle progression. En France, les ventes de voitures électriques sont passées de 21 800 en 2016, à près de 25 000 l’an passé. Et ce marché, qui augmente depuis 2011, est aujourd’hui constitué de plus de 100 000 autos, dont certaines se retrouvent bien évidemment sur le marché de l’occasion et comme il se doit sur Vivacar.fr. Logique, l’électrique la plus vendue est également la plus disponible en seconde main. En l’occurrence, il s’agit de la Renault Zoé qui représente 26% de l’offre, suivie de la Nissan Leaf avec 15,5%. Suivent toute la cohorte d’autos zéro émission, de Tesla à la Peugeot Ion, en passant par sa sœur Citroën C-Zéro et les VW Golf GTE.

Une fiabilité qui incite à l’achat d’occasion

Évidemment, l’arrivée récente d’un nouveau type de véhicule incite les clients éventuels à la prudence. Et ces derniers de se poser des questions. Est-ce que ces électriques sont fiables ? Quelle sera la décote de mon achat lorsque je souhaiterais la revendre ? Dans les deux cas, les nouvelles sont bonnes. Les autos qui carburent aux watts sont fiables, et même plus que leurs cousines thermiques. La raison ? Elles sont d’une construction mécanique plus simple. Un moteur électrique est beaucoup moins complexe, et donc beaucoup plus fiable qu’un bloc thermique. Son entretien est du même acabit : aucune vidange à prévoir, ni remplacement de filtres ou de courroie de transmission. Quant aux plaquettes et disques de freins, ils sont changés moins souvent, en raison de l’important frein moteur des électriques, puisque le système utilise les décélérations pour se régénérer. Restent les batteries. Ne s’usent-elles pas avec le temps ? En raison de cette inconnue, qui a pu effrayer nombre de consommateurs au lancement de ces autos, la plupart d’entre elles sont garanties 6 ans. Mais aujourd’hui, avec le recul (certaines électriques ont déjà huit ans), il s’avère qu’elles ne subissent pas d’usure prématurée. Cette fiabilité des moteurs (conçus pour 1 million de km) et des batteries, auquel s’ajoute un entretien minimaliste a deux conséquences, une bonne et une mauvaise. La bonne est liée à la côte élevée de ces engins, avec la certitude à la clé pour l’acheteur de neuf comme de l’occasion de lui garantir un bon prix de revente. La mauvaise nouvelle découle de la bonne : les prix affichés par les modèles d’occasion restent élevés.

Des vérifications sommaires avant l’achat

Les autos électriques sont fiables, il reste néanmoins quelques vérifications nécessaires avant de signer. Il convient d’examiner, avec le vendeur, que les contrôles de la batterie ont été effectués régulièrement. Cette forme de révision spécifique doit être faite à intervalle régulier tout au long de la vie de l’auto. De plus, il faut examiner attentivement l’état des câbles de recharge, de manière à vérifier qu’ils ne soient pas abîmés. Leur remplacement a un coût, plutôt élevé, étant donné l’ampérage électrique qu’ils doivent supporter. Le reste des éléments (pneus, amortisseurs, clim, GPS et autres fonctions) doit être vérifié comme sur n’importe quelle voiture.

L’électrique d’occasion : un bon plan ?

Oui et non. S’offrir une auto électrique en seconde main, c’est limiter le risque de se tromper. Leur fiabilité reconnue évite les déconvenues qui peuvent survenir avec l’achat d’une voiture thermique. En plus, leur utilisation restreinte permet de s’offrir une voiture peu kilométrée. En revanche, leur côte est élevée et il faudra débourser d’avantage que pour une thermique. Mais à la différence de cette dernière, il y a de grandes chances que l’électrique continue de décôter moins vite.