Dacia Spring : l’électrique à prix mini

Dacia joue la carte low cost avec sa Dacia Spring électrique qui vient d’être dévoilée. La citadine compte toucher de nouveaux acheteurs en proposant l’auto électrique la moins chère du marché.

dacia spring

La mission de la Dacia Spring : démocratiser la voiture électrique. Comment ? Avec une citadine importée de Chine dont les tarifs défient toute concurrence. Pourquoi ? Pour détrôner la Twingo Electric qui est actuellement la moins chère des autos électrifiées du marché. 

C’est lors de l’évènement « e-ways » de Renault consacré à l’avenir électrique de la marque, que le constructeur au Losange a dévoilé la Spring aux côtés de la Mégane eVision. « La Spring, c’est la Logan de la voiture électrique », a lâché le PDG Luca de Meo. 

De la Kwid à la Dacia Spring 

Confier à Dacia la tâche de toucher une nouvelle catégorie de clients sur le segment des autos électriques, c’est s’assurer de mêler simplicité, efficacité et prix mini. Tout a débuté en Inde, en 2015, lorsque Renault a lancé la Kwid, une auto aux faux airs de SUV adaptée au marché local. En 2019, la filiale chinoise la pare de batteries et devient la City K-ZE qui se propose à moins de 10 000 euros. Dévoilée sous forme de concept-car en Mars, la Dacia Spring se décline dans sa version de série et ressemble étrangement à sa cousine chinoise. Niveau dimensions, la Spring est la plus petite auto commercialisée par Dacia : 3.74 mètres de long soit 35 cm de moins que la Renault Zoé. 

Un look dans l’air du temps

En reprenant tous les codes du SUV (1.50 mètres de haut, silhouette de baroudeuse…), la Dacia Spring s’éloigne, du moins en apparence, de ses origines low-cost. Pas question de rebuter les acheteurs au premier regard. La Dacia Spring arbore une calandre 3D qui s’étire jusqu’au phares et adopte des feux de jour à LED ainsi que des projecteurs déportés dans le bouclier. Mais certains détails, comme les poignées de porte empruntées à la Sandero, nous replongent dans l’ancien monde. Idem dans l’habitacle qui est loin de dégager l’ambiance techno d’une Peugeot e-208. En revanche, la Spring sait se montrer présentable, moderne et habitable. L’instrumentation est simple et efficace. Cependant, l’écran central 7 pouces avec GPS est largement suffisant en taille pour Monsieur et Madame tout le monde qui veulent rouler en électrique pour pas cher. Dacia ajoute également, pour tuer la monotonie, des inserts bleus et des sièges bicolores. Et si, de série, seuls les 4 vitres électriques et le verrouillage centralisé sont disponibles, en option, l’équipement peut recevoir la caméra de recul, la climatisation, le système multimédia ou les rétroviseurs électriques. Quant au coffre de la Dacia Spring, il est loin d’être ridicule : 300 litres, une contenance signe d’une Renault Zoé (338 litres).

Dacia Spring : 225 km d’autonomie

Sur le plan technique la Dacia Spring électrique conserve tout de la Renault City K-ZE. Le moteur électrique délivre 44 ch (33 kW) et la vitesse max atteint 125 km/h. En matière d’autonomie, le cycle européen WLTP compte 225 km (et même 295 km en cycle urbain). Un mode ECO permet également de limiter la puissance de la citadine à 23 kW afin d’augmenter l’autonomie de 10 % (soit 247 km).

Un plein de watts rapide comme l’éclair

Outre son prix, l’autre atout sérieux de la Dacia Spring électrique, c’est son temps de recharge réduit : moins d’une heure pour retrouver 80% de capacité sur une Wallbox ou les installations de recharge publique. Quant à la charge complète sur une simple prise secteur à la maison ou au bureau, cette dernière est annoncée à 14 heures. A noter : la trappe de la prise de recharge se situe à l’avant du véhicule, juste en dessous du logo Dacia. 

Aucun tarif n’a été communiqué pour le moment. Mais Dacia promet que sa Spring sera l’auto électrique la plus abordable du marché.

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