La voiture électrique en plein boom

Les ventes de voitures à batterie (100 % voiture électrique et hybrides rechargeables) ont littéralement explosé sur les six premiers mois de l’année en France. Quant au mois de juin 2020, il a connu un record en termes d’immatriculations de véhicules électriques et hybrides rechargeables. Epiphénomène ou grand boom ? La réponse viendra.

voitures électriques

C’est phénoménal. Au cours du premier semestre 2020, près d’une immatriculation sur dix a concerné une voiture électrique (soit 9.1% des immatriculations). Pendant le premier semestre de 2020, 69 160 autos électriques ou hybrides rechargeables ont été vendus, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2019. Et au mois de juin, 22 630 véhicules électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculés, ce qui représente 7,9 % de parts de marché. Une progression de +231% comparé au mois de juin 2019. Les véhicules hybrides sont quant à eux passés de 5% à 11,3% de part de marché. Un bond remarquable lié aux efforts des constructeurs mais aussi aux bonus à l’achat mis en place par le gouvernement.

Un engouement pour la voiture électrique

Depuis le début de l’année, les immatriculations pour le véhicule électrique se multiplient et offrent d’excellents résultats en juin, que le report des livraisons prévues au printemps n’explique pas seul. « La part importante des ménages, qui représentent 70% des achats de voitures particulières électriques, parmi les acquéreurs en juin 2020, confirment un réel engouement pour les modèles à faible émission, explique Cécile Goubet, la Déléguée Générale d’Avere France. Les aides annoncées dans le cadre du plan de relance pourraient permettre de conforter cette dynamique. Ce début de massification souligne également l’absolue nécessité de rendre une fois pour toute la recharge facile au quotidien sur la route ».

Hybrides rechargeables : un bond de 89% en juin

Si les ventes concernant le véhicule électrique continuent d’augmenter nettement, les chiffres sont encore plus impressionnants concernant les hybrides. Sur les dix premiers jours du mois de juin, les immatriculations de véhicules hybrides ont progressé de 89% par rapport à la même période l’an passée. Soit plus de 1.000 ventes par jour, un chiffre jamais vu. Les hybrides représentent désormais 15% du marché. Et si l’on y ajoute les 5% de voitures électriques, cela fait une voiture sur cinq classée dans la catégorie des « électrifiés », selon les chiffres relevés par AAA Data, spécialiste des données du secteur automobile.

Des prix plus abordables pour la voiture électrique

Lors des portes ouvertes du week-end dernier, Toyota, le leader des ventes de voitures hybrides, a fait un tabac. Et en cumulant les 7000 euros de bonus et les 5000 euros de la prime à la conversion, le prix d’une Renault Zoé devient abordable (20 000 euros). Même chose pour le Hyundai Kona, un SUV électrique particulièrement réclamé. Pour le constructeur sud-coréen, le cumul des ventes autour de la voiture électrique et hybride atteint des sommets, puisqu’il représente 40% de leurs ventes.

Record pour la Renault Zoé

Au premier semestre 2020, c’est la Renault Zoe qui a tiré son épingle du jeu en doublant ses ventes (plus de 17.000 unités). « On est sortis du cercle des enthousiastes », a relevé Laurent Petizon, Managing Director chez AlixPartners. Avec toutes ces commandes enregistrées sur le seul mois de juin, la citadine électrique de Renault établit un record historique. En Allemagne, où le bonus a été augmenté, la Zoé casse la baraque avec une progression de 117% et près de 2000 commandes effectuées.

Près de 30 000 bornes de recharge en France

Parallèlement, les points de recharges se multiplient dans l’Hexagone. Selon l’Avere, ils ont augmenté de 13 % en un an et ce, malgré la crise sanitaire. La région francilienne domine nettement, avec 4 453 points de recharge (+ 12 % par rapport à juin 2019), suivie de l’Occitanie (3 488 unités, + 6 %) et d’Auvergne-Rhône-Alpes (3 324, + 14 %, la plus forte progression annuelle observée en nombre de points). Suivent ensuite la Nouvelle-Aquitaine (3 257, + 6 %) et les Hauts-de-France (2 584, + 27 %). Epiphénomène ou grand boom ? Difficile de savoir si cette tendance se poursuivra, les voitures électriques restant tirées par les primes, car elles coûtent toujours plus cher à l’achat que les thermiques. C’est pour cette raison que l’Etat demande aux constructeurs de ne pas augmenter l’autonomie des batteries : afin de ne pas répercuter les progrès technologiques sur le prix de ces autos électrifiées. 

Partagez l'article sur :