Top 5 des voitures à hydrogène

Pour l’heure, seuls quatre constructeurs automobiles ont lancé des voitures à hydrogène sur les routes : Hyundai, Toyota, Honda et Daimler-Mercedes. Mais tous travaillent sur cette technologie. Car les autos à pile à combustible pourraient bien être l’avenir de la voiture électrique. 

voitures à hydrogène

Tout le monde planche sur la voiture à hydrogène, histoire de ne pas se faire doubler par les copains en attendant deux choses : soit des batteries sans lithium à grosse autonomie soit de l’hydrogène propre. Et comme aucun constructeur ne peut deviner l’avenir, tout le monde fonce sur les deux technologies : les voitures électriques et électriques à hydrogène. Signe qu’il se passe quelque chose en matière de piles à combustible, BMW compte lancer un X7 à hydrogène en 2023. Et Renault vient d’annoncer l’arrivée en concessions de Kangoo et de Master électriques équipés de pile à combustible. Néanmoins, la route est encore longue : au total, à peine 11 200 voitures à hydrogène, dont plus de 9 000 Toyota Mirai, circuleraient dans le monde. Il faut dire qu’en dehors des autos à hydrogène qui servent de démonstrateur, celles qui sont commercialisées coûtent plus de 70.000 euros. De plus, il n’existe que 20 stations de recharge à hydrogène dans l’Hexagone. 

Des vertus indéniables

Combiner de l’hydrogène avec l’oxygène de l’air pour fabriquer de l’électricité via une pile à combustible. Une technologie encore chère mais parée de vertus indéniables. L’hydrogène permet, en effet, de rouler sans émission polluante, et peut même être qualifiée de « propre » s’il est fabriqué à partir d’électricité renouvelable, par électrolyse de l’eau. Cette technologie permet également de faire le plein en quelques minutes et de bénéficier d’une autonomie similaire à celle des véhicules thermiques.

Des freins nombreux

Mais les freins sont encore nombreux. Cette technologie est encore inabordable pour Monsieur-Tout-Le-Monde et l’infrastructure de recharge, quasi inexistante. Sans évoquer la déperdition d’énergie liée au processus : son rendement est aujourd’hui limité à 20 ou 30 % selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce qui, pour Herbert Diess, le patron du groupe Volkswagen qui est l’un des rares à ne pas y croire, constitue un non-sens. La majorité des constructeurs estiment néanmoins qu’ils n’ont pas d’autre alternative. Compte tenu des contraintes sévères à venir en matière d’émissions polluantes dans de nombreux pays, ils sont persuadés que la simple batterie lithium ion, trop chère et inadaptée au gros rouleur, ne suffira pas. Hyundai et Toyota ont d’ailleurs déjà annoncé leur intention d’enfoncer le clou en matière d’hydrogène. Tous deux vont porter leurs capacités de production à 30.000 unités d’ici à la fin de l’an prochain, et à plusieurs centaines de milliers d’ici à 2030.

5 voitures à hydrogène

Combiner de l’hydrogène avec l’oxygène de l’air pour fabriquer de l’électricité via une pile à combustible est une technologie coûteuse que PSA a rapidement délaissé dans les années 2000. Seule une poignée de constructeurs sont allés jusqu’au bout et ont lancé leurs modèles malgré le manque d’infrastructures de recharge. Hyundai a lancé le iX35 en 2014, le premier véhicule à hydrogène immatriculé en France. Une auto capable de parcourir 600 km et qui n’émet, bien sûr, que de la vapeur d’eau. Hyundai a renchéri en 2018 avec le Nexo qui possède 666 km réels d’autonomie mais coûte 72 000 euros. Hyundai n’en a vendu qu’une vingtaine sur le marché français. De son côté, Toyota a mis sur roues une autre voiture à hydrogène : la Mirai en 2014, la première auto à pile à combustibles industrialisée à grande échelle dans le monde. Avec un prix de 78 900 euros, le constructeur préfère orienter ses clients vers la LDD.  En 2019, Toyota continue à croire en l’hydrogène et dévoile son concept Mirai 2 à autonomie augmentée (600 km) pour un renouvellement l’année prochaine. Honda a rejoint l’aventure en 2016 en mettant au point la Clarity produite en grande série au prix de 57 600 euros. Daimler-Mercedes a, pour sa part, lancé sa GLC F-Cell en 2018, mais pas en France. La raison est toute simple : l’hexagone ne dispose pas d’infrastructures nécessaires à son épanouissement commercial. 

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