Et si le sport auto devenait entièrement électrique ?

Volkswagen vient de prendre la décision d’arrêter toute forme de sport mécanique non électrique. Une exception qui pourrait ne pas rester isolée très longtemps. Dans toutes les disciplines, de la F1 au rallye en passant par la course sur glace, la mue se prépare à intégrer les autos électriques.

ID.R autos électriques

Qu’une marque renonce au sport auto n’a rien de nouveau. Nombre d’entre elles s’en sont allées, et quelques-unes y sont revenues. Mais la décision de Volkswagen, révélée hier, n’est pas à prendre à la légère. Parce qu’il s’agit de la marque phare de l’un des plus grands groupes mondiaux, et parce que l’Allemand a tout simplement annoncé que sa participation aux sports mécaniques était liée aux autos électriques. En clair, la firme de Wolfsburg arrête immédiatement toutes les disciplines thermiques pour se concentrer sur les seules, pour le moment, qui carburent aux watts. 

Seule la Polo GTI R5 reste disponible

Évidemment, cette décision de tout miser sur les autos électriques est surtout de l’ordre du symbole. Car la marque Volkswagen n’est pas très engagée en course auto. Elle engage bien une Golf GTI en TCR sur circuit, mais c’est à peu près tout. Le WRC est à l’arrêt pour l’Allemand qui avait reporté le championnat du monde des rallyes avec Sébastien Ogier. Pour autant, la firme continuera de vendre des bolides de rallye destinés à ses clients, en l’occurrence le Polo GTI R5, engagée dans les championnats nationaux.

La Volkswagen ID.R électrique déjà recordman

Mais désormais, sa route, et ses circuits, seront exclusivement électriques. Volkswagen avait ouvert la voie l’an passé en engageant notamment son proto ID.R qui, grâce à ses batteries a battu le record de la plus célèbre course de côte au monde, celle de Pikes Peak aux Etats-Unis. La même auto a également battu le record du tour sur le circuit, oh combien technique du Nürburgring, à domicile, en Allemagne. 

Une plateforme de série utilisée en course

De quoi l’avenir de la marque en matière de sport sera-t-il fait. Impossible de le savoir. L’ID.R devrait continuer de glaner des records, mais Volkswagen Motorsport n’hésite pas, comme l’a indiqué à la presse allemande, son directeur Sven Smeets, lui-même ancien copilote en rallye, « la mobilité des autos électriques offre un potentiel de développement énorme. » la marque n’exclut pas de créer dans l’avenir des disciplines monotypes, sur la base de sa plateforme MEB, déjà utilisée sur ses voitures de série. 

La Fédération en pleine réflexion

Reste que ce potentiel est aujourd’hui balbutiant. Toutes les marques basculant vers l’énergie des autos électriques, la FIA est en pleine réflexion à ce sujet, sachant que la course auto se prête particulièrement bien à cette nouvelle forme de motorisation. Sur les épreuves de circuit, tout est imaginable, des recharges ultra-rapides, jusqu’au changement de batteries, ou le changement de la voiture elle-même, comme cela se pratique au cours du championnat du monde de Formule E, la F1 électrique. En rallye également, la durée des épreuves spéciales, entre 6 et 17 minutes, permettent aux autos d’évoluer vite sans vider leurs batteries. En outre, dans toutes les disciplines, les accélérations fabuleuses des voitures à watts garantissent le spectacle et les performances.

La décision de Volkswagen devrait faire des émules

Cet avenir des autos électriques dans la course intéresse bien évidemment les constructeurs au premier chef. Car, après tout, ils sont les premiers investisseurs dans toutes les disciplines. Opel a d’ailleurs déjà franchi le pas. Si l’Allemand du groupe PSA n’abandonne pas le sport thermique, il va néanmoins proposer une version course de sa Corsa électrique, clone de la Peugeot e-208. Du côté du groupe Volkswagen, on s’aligne également et Audi est déjà présent en Formule E. 

Un basculement inévitable pour les autos électriques

Ce basculement du sport auto, et des constructeurs vers les autos électriques est après tout on ne peut plus logique. Les voitures de série devenant de plus en plus propulsée de cette manière, les marques sont forcément incitées à valoriser cette énergie au travers de la course, vecteur on ne peut plus dynamique pour leur image. Finalement, si l’industrie automobile bascule, le sport automobile basculera aussi.

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