Voitures d’occasion : comment trouver les bonnes affaires

Dans l’automobile comme dans la mode, tout est affaire de tendance. Aussi, pour s’offrir une voiture peu chère, mieux vaut être à contre-courant. En fuyant les SUV et les petites autos à essence.

Les autos sont des victimes de la mode. Comme tout produit dont l’achat n’est pas purement objectif, l’acquisition d’une voiture répond à un coup de cœur souvent guidé par une tendance. Résultat : un modèle au goût du jour est moins cher qu’un autre, jugé plus ringard. Simple question d’offre et de demande. C’est vrai pour une auto neuve, car il est plus facile d’obtenir une remise sur un carrosse qui se vend mal. Mais c’est encore plus vrai pour une auto d’occasion. Du coup, connaître les tendances permet de faire de jolies affaires. A condition de ne pas être soi-même une victime de la mode.

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Ne pas succomber aux SUV

Dire que les autos hautes sur pattes sont à la mode est un doux euphémisme. En Europe, les ventes de SUV ont grimpé de 21,6% l’an passé. Une croissance à deux chiffres renouvelée chaque année depuis cinq ans. Alors, pour l’amateur de bonnes affaires, mieux vaut fuir ces modèles. Mais on peut avoir envie d’espace à bord et ne pas souhaiter se baisser pour entrer dans sa voiture. La solution ? Le monospace. Le chouchou des familles, apparu avec le Renault Espace en 1984 est aujourd’hui délaissé. Et permet d’obtenir des cotes bien inférieures à celles observées sur les crossovers. Ce qui n’empêche pas les Renault Scenic, Citroên C4-Picasso ou Ford Galaxy d’être d’excellents, et spacieux, vaisseaux d’autoroutes.

Elles aussi sont à l’aise sur les grands trajets et elles aussi sont boudées. Entre 2005 et 2014, en Europe toujours, les berlines ont connu une dégringolade et ont perdu la moitié de leurs fans. Leur coffre et leur habitabilité n’ont pourtant rien à envier aux SUV, tout comme leurs qualités mécaniques. Aussi, il est possible d’en débusquer en seconde main, non pas pour une bouchée de pain, mais à peine plus. Ford Mondeo, Renault Talisman ou Volkswagen Passat vous tendent les bras. D’autant que ces autos sont généralement acquises neuves par des entreprises, qui les louent pour des durées de deux ou trois ans avant de les remettre sur le marché. C’est la garantie d’un bon entretien. Attention toutefois, si les berlines généralistes sont boudées, ce n’est pas le cas des premiums, notamment allemandes. Audi A4, BMW Série 3 ou Mercedes Classe C ont des valeurs résiduelles élevées et se revendent bien d’occasion. Difficile donc de faire une bonne affaire sur ces modèles.

Privilégier les modèles en fin de vie commerciale

Lorsqu’une auto est remplacé par un nouveau modèle, elle se décote. C’est le cas, par exemple de la Peugeot 508. La nouvelle sochalienne sera présentée dans une quinzaine de jours au salon de Genève et les derniers stocks de l’ancienne vont être bradées dans le réseau. Il en sera de même en occasion. C’est également le cas de la nouvelle Mercedes Classe A. La compacte premium allemande se renouvelle et l’achat de celle qui l’a précédée est financièrement intéressant. Il est donc important, au moment de se décider, de se tenir informé du calendrier de sortie des nouveaux modèles, sachant qu’une voiture est généralement renouvelée tous les 6 ou 7 ans.

Choisir une mal-aimée

Certaines voitures n’ont pas la carrière qu’elles méritent. Elles peuvent être d’excellente qualité sans pour autant rencontrer les faveurs du public. C’est le cas de la Citroën C4-cactus. Son look trop clivant lui a nuit durant sa carrière. Et comme elle vient d’être restylée, c’est une deuxième bonne raison de se l’offrir d’occasion. C’est également le cas de la Renault Laguna 3. Cette berline française, dont la production a cessé en 2015 pour être remplacée par la Talisman est disponible à des prix imbattables. Même constat pour sa version coupée. Enfin, des grandes berlines du type Citroën C6, ou DS5 ont eu une carrière en demi-teinte qu’une seconde vie en occasion pourrait rattraper. D’autres autos peuvent également constituer de bons choix en seconde main, car peu connues. C’est le cas de la Hyundai I40, Kia Optima ou Opel Insignia. Elles n’ont pas d’image forte alors que ce sont des berlines qui méritent que l’on s’y intéresse.

Le diesel démodé

Ca y est : les ventes de diesels sont à la baisse. Pour la première fois depuis 16 ans, les immatriculations des autos au sans plomb ont dépassé celles du gazole. Un constat qui risque de se retrouver sur le marché de l’occasion, surtout pour les citadines et les compactes. Bonnes affaires en vue, donc, si l’on souhaite s’offrir l’un de ces modèles qui carbure au diesel. En revanche, la hausse des ventes de voitures essence ne touche pas, ou très peu, les grandes berlines ou les gros SUV. Le rapport poids / puissance de leurs moteurs les contraint au diesel, consommation oblige. Il est donc toujours possible de s’offrir une grande voiture pas chère, même allemande et même premium, si elle dispose d’un moteur essence. A condition d’effectuer peu de km à son bord, évidemment. Car elle restent gourmandes en carburant.