Nouvelle Dacia Sandero : low cost qui cartonne

Pour sa nouvelle mouture, la nouvelle Dacia Sandero n’a pris aucun risque. Son design reste quasi identique. En revanche, elle évolue énormément techniquement sans pour autant augmenter ses doux tarifs. Un tour de force.

nouvelle dacia sandero

Elle déboule fin décembre. Et dans le paysage automobile, la Dacia Sandero détonne : alors que les tarifs des autos ne cessent de grimper lors des restylages ou des changements de génération, ceux de la Sandero demeurent abordables. Et ce, malgré le fait que cette troisième génération opère un véritable bond en termes de prestation. Avec un équipement bien fourni et en finition haut de gamme, la nouvelle Dacia Sandero s’affiche à 12 690 euros seulement, ce qu’il vaut de faire partie des voitures les plus vendues en Europe. Quant aux options, elles ne coûtent pas un bras : avec le GPS, la clim, la caméra de recul, le démarrage mains libres… la citadine polyvalente demeure sagement sous la barre des 14 000 euros. En face, la Renault Clio dotée du même moteur TCe 90 approche les 19 000 euros (et sans toutes ces options).

Dacia Sandero : la plateforme de la Renault Clio 5

Si elle se différencie peu, niveau design, de la précédente mouture, la nouvelle Dacia Sandero se restructure en profondeur. Adieu la plateforme de la Clio 2 qui datait de 1998. Place à celle de la Renault Clio 5 (CMF-B) qui devrait lui conférer une tenue de route nettement plus incisive, un confort amélioré et une insonorisation plus performante. Car la Roumaine bondit ainsi de trois générations d’un seul coup. Exit les diesels : côté moteur, la nouvelle Dacia Sandero adopte un 3 cylindres essence. En entrée de gamme, la marque low cost propose un 65 ch. Mais la version turbo 90 ch associée à une boîte 6 vitesses (en non plus 5), fera sûrement mieux le job pour entraîner les 1020 kg de l’auto. Pour le même tarif, la version GPL offre de sérieux avantages fiscaux comme la carte grise gratuite dans la plupart des départements et jouit d’une puissance un peu plus cossue (100 ch) quand la citadine polyvalente carbure au gaz.

Bonne nouvelle niveau consommation : d’après la fiche technique, la nouvelle Dacia Sandero est censée tourner autour des 4,5 litres / 100km.  Enfin, à part un régulateur de vitesse adaptatif, il ne manque quasiment rien au rayon technologie de la Sandero. Reste à savoir ce qu’elle vaut sur la route. Mais si son comportement routier se révèle agréable et agile, la nouvelle Sandero pourrait supplanter quelques-unes de ses concurrentes plus chères comme la Suzuki Swift ou la Hyundai i20. En tout cas, niveau prestation, cette troisième génération n’a pas à complexer par rapport à des rivales plus huppées. 

Un habitacle qui monte en gamme

A l’intérieur, surprise : ça respire moins le low-cost que dans la précédente mouture. Quant à l’espace offert, il augmente sensiblement, à la fois pour les passagers mais dans le coffre aussi. Ce dernier est décent : 410 litres (et gagne ainsi 2,5%). S’il reste de nombreux plastiques durs dans la Roumaine, le dessin de la planche de bord est cette fois dans l’air du temps. Il y a même un grand écran sur les meilleures finitions et un bandeau de tissu qui ajoute une pointe de couleur à l’ensemble. La position de conduite se veut plus agréable et le volant se révèle cette fois réglable en hauteur et en profondeur.

Une citadine polyvalente sous la barre des 10 000 euros

Le rapport prix/prestations de la nouvelle Dacia Sandero reste imbattable. Rares sont les voitures (et fiables) à moins de 10 000 euros sur le marché. Si la citadine polyvalente est assemblée au Maroc (La Clio l’est bien en Turquie), ses tarifs chocs débutent à 8 690 euros. Seule la Fiat Panda au gabarit plus petit et au tarif supérieur à la Sandero à équipement équivalent, pourrait éventuellement la concurrencer. Mais la nouvelle Dacia Sandero semble tailler la zone sans trop avoir à s’inquiéter quant à son statut de chouchoute des Français.