Voitures puissantes : la course aux chevaux !

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Avec le cadre réglementaire toujours plus dur appliqué au secteur de l’automobile, tout portait à croire que les nouvelles voitures seraient moins puissantes. Et pourtant, c’est loin d’être le cas. La tendance est aux voitures puissantes avec une moyenne de 126 chevaux pour la majorité des véhicules vendus en Europe. Pourquoi un tel engouement et comment concilier puissance avec limitation de vitesse et normes environnementales ?

La course aux chevaux, plus qu’une nécessité

Des chevaux supplémentaires sont toujours des atouts pour les constructeurs, mais si les marques automobiles courent toutes après la puissance, c’est beaucoup plus pour répondre à un enjeu technique que pour entretenir leur image. Les véhicules d’aujourd’hui tendent de plus en plus à s’alourdir avec des équipements de toutes sortes : sécurité, dépollution, etc. Comme certains modèles pèsent près de 2 tonnes, il faut un moteur puissant pour les faire déplacer avec agilité. Face aux nouvelles normes environnementales, les constructeurs ont été contraints d’alléger quelque peu leurs nouveaux modèles, mais en parallèle, ils doivent également répondre aux attentes d’une clientèle fascinée par les carrosseries volumineuses des SUV et des crossovers, d’où la nécessité de réviser à la hausse la puissance embarquée de leurs véhicules.

Le downsizing au secours des constructeurs

Pour les constructeurs, l’enjeu est ainsi double : créer des modèles qui respectent les nouvelles normes environnementales tout en répondant à l’attente de la majorité de leur clientèle. En d’autres termes, il importe de trouver une solution moins polluante et qui procure la sensation de légèreté recherchée par le conducteur. C’est dans ce cadre que le « downsizing » intervient. Le principe consiste en une réduction de la cylindrée et de la taille du moteur afin de réduire sa consommation. Pour obtenir quasiment les mêmes performances qu’un moteur avec une cylindrée supérieure, il suffit d’ajouter un système d’injection à haute pression. Dans certains cas, ce système est couplé avec un turbocompresseur. Grâce au principe du downsizing, les constructeurs arrivent à présenter des modèles dotés d’une haute puissance, sans prendre le risque d’encourir des sanctions. C’est ainsi que les catalogues automobiles regorgent de modèles comme la citadine Audi A1 ou les compactes Classe A de Mercedes qui ne présentent aucun malus alors qu’ils peuvent atteindre respectivement 150 et 224 chevaux.

Voitures puissantes, loin d’être arrivées en bout de course

Ni les contraintes environnementales ni les limitations de vitesse préconisées actuellement n’ont eu raison de la puissance mécanique que beaucoup pensaient reléguée aux oubliettes. Les automobilistes restent très sensibles à cette question, comme en témoigne la tendance des ventes répertoriées par le Comité français des constructeurs automobiles ou CCFA.

En France, pour l’année 2015, les véhicules vendus présentaient en moyenne 113 chevaux, contre 110 chevaux l’année précédente et même 91 chevaux quinze ans plus tôt. L’engouement pour la puissance est encore plus présent dans d’autres pays de l’Europe. Au Royaume-Uni les modèles les plus prisés avaient en moyenne 133 chevaux contre 160 pour la Suisse et 143 pour l’Allemagne.

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