Les Français déjà nostalgiques des voitures diesel

voitures diesel

Les voitures diesel n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. Une récente étude de l’Argus dévoile que les deux tiers des automobilistes français qui ont opté pour un modèle essence regrettent leur choix. Explications.

Hué et vilipendé de toutes parts, les voitures diesel ont plutôt mauvaise presse ces dernières annéesEn 2017, la part de marché du diesel a même carrément plongé sous la barre des 50% pour la première fois depuis l’an 2 000. Une chute forcément liée au bannissement programmé des véhicules diesel dans les grandes métropoles européennes mais aussi au scandale du « dieselgate » de Volkswagen. Mais si on reproche au diesel de salir nos poumons avec les particules fines qu’il émet, ce carburant qui émet moins de CO2 et consomme moins lorsqu’il équipe de gros moteur, est sans doute loin d’être mort et enterré. Car, selon l’étude de l’Argus, 30% des automobilistes rêvent de délaisser leur nouveau moteur essence pour repasser au diesel.

Les voitures essence trop gourmandes

Si les deux tiers des automobilistes français sont mécontents, c’est parce qu’ils trouvent que leur voiture qui tourne à l’essence consomme plus. Thibaut Franck, journaliste à l’Argus explique qu’ « un litre de sans plomb contient moins d’énergie qu’un litre de diesel », ce qui explique le fait que les automobilistes consomment plus au volant d’un modèle essence. Sur une berline par exemple, l’écart peut aller jusqu’à 20%. Et ce chiffre s’amplifie lorsqu’il s’agit de SUV, la catégorie la plus en vogue de ces dernières années : l’écart entre un moteur essence et diesel à motorisation et finition équivalentes est tout bonnement d’un litre si l’on parcourt 100 km. Le verdict est sans appel : rouler au diesel demeure bien moins onéreux et cela est d’autant plus vrai pour les automobilistes qui parcourent de longues distances. La préconisation selon laquelle il faut se tourner vers un moteur diesel quand on roule plus de 15 000 km par an se vérifie toujours.

30% des automobilistes prêts à repasser au voitures diesel

Si au premier semestre 2019, moins de 40% des voitures neuves étaient des diesel, cette tendance pourrait bien s’inverser rapidement. Car loin d’élire en masse un véhicule hybride ou électrique, les automobilistes français envisagent tout simplement, pour 30% d’entre eux, de revenir aux bonnes vieilles valeurs du diesel malgré le risque de leur interdiction prochaine dans les grandes villes. Malgré aussi le fait que les véhicules diesel restent plus chers à l’achat que leur version essence. Et que l’entretien d’un moteur diesel est également plus onéreux. Finalement : il faut trancher entre essence ou diesel en fonction du modèle de voiture : une citadine qui tourne à l’essence sera plus rentable que sa version diesel. En revanche, un SUV ou un véhicule effectuant plus de 20 000 km à l’année coûtera moins cher en version mazout.

Le diesel tant que l’essence émettra du CO2

Les moteurs essence émettent plus de C02 que le diesel. D’ailleurs, comme il se vend plus de modèles essence, on a d’ailleurs constaté une augmentation des émanations de C02 l’an passé en France (112g en moyenne par véhicule en 2017, contre 110g en 2016). Reste que les pouvoirs publics ne tiennent compte, dans les critères d’entrée des grandes villes, que des fameuses particules fines émises par le gazole.

Le diesel tant que les autos électriques ne seront pas opérationnelles

Les investissements annoncés en matière de voiture électrique sont certes gigantesques mais ne tiennent pas totalement compte des clients et de leurs besoins. Même avec 500 km d’autonomie, il faudra toujours prévoir plusieurs heures de charge à l’étape. Difficile, dans ces conditions, de partir en vacances et de convaincre les automobilistes à en acheter.

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