Le SUV Coupé est-il l’avenir du SUV ?

BMW a ouvert la voie il y a quelques années déjà et toutes les marques premium ont suivi la tendance. Avant que les marques généralistes ne s’attaquent elles aussi au « SUV coupé » à la ligne plus dynamique que les modèles classiques.

BMW X4

Lorsqu’il est apparu en 2008, on ne donnait pas cher de sa peau. Pourtant, l’imposant SUV coupé BMW X6 a rapidement rencontré le succès, au point que la marque bavaroise a décliné son idée, en lançant une version plus petite (et moins chère) : le X4. Un succès scruté de près par ses deux principaux rivaux Mercedes et Audi qui se sont attelés à rattraper leur retard. Mais il aura fallu du temps. Mercedes n’a produit son GLC Coupé qu’en 2016, suivi deux ans plus tard du plus GLE, en version coupé lui aussi. Quant à Audi, son unique modèle, le Q8 est sorti cette même année 2018. Une tendance qui ne pouvait laisser les marques de luxe indifférentes et Lamborghini a conçu son Urus selon ce procédé, de même qu’Aston Martin qui devrait rapidement proposer son DBX en phase de développement actuellement. Même Ferrari a annoncé qu’il s’apprêtait lui aussi à succomber au SUV coupé. Si le genre est aujourd’hui installé dans le premium et le luxe, il commence à intéresser les constructeurs généralistes.

Peu de différence avec un SUV traditionnel

Toujours adapté d’un modèle plus classique, sauf dans les marques de luxe, les SUV coupés en conservent donc des performances identiques. Ainsi, l’Audi Q8 dispose des soubassements du Q7. Quant au BMW X6, c’est un X5 avec une carrosserie modifiée. Le X4 quant à lui, doit sa base au X3. Côtés moteurs, on retrouve également les mêmes blocs. Même si, chez BMW, on s’attache à la sportivité des coupés en proposant des séries M. La version bodybuildée de l’X6 dispose ainsi de 575ch, une puissance abaissée à 360ch pour la version X4 présentée à Genève et qui devrait être commercialisée dans quelques mois. Chez Mercedes, son GLE, confiés aux experts de la filiale AMG, revendique 430ch.

Interdit aux très grands gabarits

L’une des raisons souvent invoquée par les clients qui ne veulent pas succomber aux SUV coupés, et leur font préférer la version d’origine, tient à leur pavillon arrière plus bas, et qui leur confère leur ligne sportive. Pourtant cet abaissement de quelques centimètres de la garde au toit aux places arrières n’est dommageable que pour les très grands gabarits. Et, à moins d’être basketteur, tout adulte normal se tiendra parfaitement à l’aise à bord. Les enfants encore plus, d’autant que la vocation familiale de ce genre d’engin leur destine plus particulièrement ces places. D’autant que, côté largeur, la place est équivalente à celle des SUV traditionnels, de même que le coffre.

Après les marques premium, les généralistes s’apprêtent à s’engager

Cet engouement pour les SUV coupés ne pouvait échapper aux constructeurs généralistes, et plusieurs d’entre eux ont déjà annoncé leur intention de se lancer. Premier à dégainer, Cupra, la marque sportive de Seat présente au salon de Genève jusqu’au 17 mars, son Formentor. Si ce n’est aujourd’hui qu’un concept-car, il semble très proche de la version de série qui devrait être présentée dans quelques mois, avec un moteur hybride de 245ch. Cette filiale du groupe Volkswagen ne devrait pas être seule sur les rangs de ce genre d’auto, puisque le Volkswagen Tiguan pourrait lui aussi être décliné rapidement en coupé.

Les Français entrent dans la danse

Les marques hexagonales pourraient bien elles aussi être séduites par ce concept. Renault a déjà exposé, l’été dernier au salon de Moscou, un drôle d’engin baptisé Arkana. Inspiré du Kadjar, mais conçu sur la base d’un autre SUV, le Dacia Duster, ce Crossover coupé devrait être destiné, dans un premier temps, au marché russe, avant de tenter d’envahir la planète. Du côté de chez Peugeot, l’on s’interroge encore, mais un projet de 4008, une version coupée du 3008 serait prête à être dévoilée.

Partagez l'article sur :