La nouvelle BMW série 1 change de philosophie

Les puristes vont s’affoler. La nouvelle BMW série 1 lâche la propulsion pour lui préférer la traction. Quant aux mécaniques, adieu les 6 cylindres. La compacte premium s’élancera donc sur les routes au mois de Septembre 2019 avec des changements de taille.

BMW série 1
BMW série 1 – 2019

Il y a quelques années, BMW avait réalisé un grand sondage auprès de ses clients. La question était simple : « conduisez-vous une propulsion ou une traction ? ». La réponse majoritaire (une traction) avait surpris le constructeur bavarois qui ne fabriquait à l’époque que des voitures à transmission arrière. Dont acte : les clients ne sont pas obnubilés par la propulsion ? Fabriquons des tractions, beaucoup moins chères à produire. Alors, après le monospace Grantourer, c’est au tour de la BMW série 1 de s’équiper ainsi, en reprenant la plateforme utilisée par la Mini. Et tant pis pour les quelques puristes attachés au survirage typique des anciennes BMW. Et tant qu’à changer d’époque, la nouvelle compacte allemande se prive également de son fameux « 6 en ligne », le moteur à 6 cylindres qui avait lui aussi ses aficionados sur l’ancienne version. Un changement évidemment lié aux nouvelles normes anti-pollution.

La nouvelle BMW série 1 passe à la traction

L’architecture de la nouvelle BMW série 1 a été totalement repensée. Deux éléments qui séduisaient les puristes, visiblement pas assez nombreux pour la firme bavaroise, évoluent. En effet, à la rentrée 2019, la nouvelle génération abandonnera la propulsion et les 6-cylindres pour développer des 3 et 4 cylindres tout nouveaux. Heureusement, si le 6-cylindres tire sa révérence, il poursuivra sa carrière sur d’autres modèles de la gamme BMW.  Pour effectuer ce brusque passage à la traction, la nouvelle BMW série 1 adoptera une architecture propre à la Mini. Pour lancer sa carrière, la compacte premium bénéficiera de deux essence de 140 et 306 ch et trois diesel de 116 à 190 ch. Évidemment, cela se ressentira sur la dynamique de conduite de l’auto qui se veut plus sportive que jamais. 

Design : des lignes plus tendues 

Pour rester dans le coup, la nouvelle BMW série 1 devait être restylée et c’est réussi. Car l’avant de la nouvelle BMW série 1 réinterprète le look emblématique de BMW. La double calandre déjà connue reste en place, mais sera plus large et plus imposante. Et pour lui conférer un look encore plus dynamique, la compacte allemande incline ses phares. De profil, l’aspect nez de requin est conservée pour rester dans la lignée de l’esprit BMW. Vue d’arrière, avec ses feux étirés et la plaque sur le hayon, elle ressemble à un crossover : la ressemblance est grande avec le BMW X2. Comme la Mercedes Classe A, la nouvelle BMW série 1 n’existera plus qu’avec 5 portes. 

Un habitacle doté des dernières technologies

Au fil des restylages de la nouvelle BMW série 1, la finition de la compacte a bien progressé, histoire de rivaliser avec les modèles les plus huppés. La planche de bord, inspirée de la série 3, est plus aérée et fait le plein des dernières technologies : le système multimédia est tactile, l’instrumentation numérique et deux écrans de 10.5 pouces s’imposent au lieu d’un unique sur la précédente version. Quelques équipements inédits font leur apparition aussi : un immense toit vitré, l’assistant parking et une clé virtuelle sur smartphone. La recharge par induction est également proposée de série. Dans l’habitacle, plus d’espace grâce à la fin de la propulsion, surtout à l’arrière malgré un tunnel de transmission toujours présent. Quant au coffre, il est plus vaste : 380 litres au lieu des anciens 360 litres. 

Cette nouvelle BMW série 1 a les armes pour affronter ses grandes concurrentes : l’Audi A3 et la Mercedes Classe A. Côté tarifs, ils restent raisonnables : il faudra débourser 27.300 euros en prix d’appel, et 54.500 euros minimum pour la version M Performance.