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Essai Kia Sorento : un américano-coréen à Paris

Si aux Etats-Unis, les très grands SUV à 7 places sont légion, il sont plutôt rares en France où le marché se concentre sur les plus petites voitures. Mais Kia tente sa chance avec un tout nouveau Sorento disponible uniquement en version hybride rechargeable.

kia sorento

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Les Français ont une spécialité : les petites autos. Nous sommes le pays européen où il se vend le plus de citadines. Il faut donc saluer l’initiative coréenne de Kia qui tente d’imposer ces jours-ci son vaisseau de 4,80m à 7 places qui pèse deux tonnes. Ce gros SUV et tous ceux qui lui ressemblent n’ont jamais réussi à s’imposer dans l’hexagone, ou malgré le goût pour les petites autos, les Crossovers ont fini par dépasser les 40% de voitures achetées.

Kia Sorento : une grosse voiture au pays des citadines

Evidemment ce sont surtout des SUV urbains (Renault Captur, Peugeot 2008 et Citroën C3-Aircross) et un peu les modèles compacts (Renault Kadjar, Peugeot 3008 et Citroën C5 Aircross). Mais ce goût pour les voitures hautes a motivé le groupe coréen Hyundai-Kia à importer son gros SUV en France. C’est ainsi qu’à quelques semaines d’intervalle, le Hyundai Santa Fe débarque, suivi du Kia Sorento à 7 places. Ils sont à peu près seuls au monde avec leur grand gabarit, si l’on excepte le Ford Explorer et, bien entendu le Peugeot 5008 qui, bien que légèrement plus petit, permet d’abriter 7 personnes lui aussi.

Un moteur frugal pour une auto lourde

Si ce tout nouveau Sorento est grand, il est également lourd. Dans ses finitions hautes, il dépasse les deux tonnes et il n’est donc pas question de lui greffer un petit moteur économe, mais incapable de déplacer l’engin. La solution ? l’hybride rechargeable plutôt que le diesel puissant. C’est d’ailleurs le seul moteur vendu en France. Il se compose d’un bloc électrique de 91ch et d’un moteur thermique de 180ch. Les deux puissances cumulées atteignent ainsi 265ch, ce qui sur le papier transforme presque le SUV en sportif, mais qui en réalité, suffit simplement à tracter l’engin dans de bonnes conditions. Et ce couplage des deux énergies fait merveille puisque l’auto ne dépasse jamais les 7l/100km. Un excellent chiffre, même s’il est loin des 1,8l/100 km proclamé par les normes WLTP.

Kia Sorento : un intérieur parfaitement conçu

Si la ligne extérieure du Sorento n’est pas un miracle de grâce, son intérieur est parfaitement dessiné et surtout, conçu de manière ergonomique. Chaque commande tombe sous le main, malgré la multiplication de boutons induite par une multiplication de systèmes technologiques. Même sa conduite autonome de niveau 2 est simple à mettre en œuvre, tout comme le système multimédia regroupé sur son écran central. Une seconde dalle numérique remplace les compteurs et si d’ordinaire, ces écrans se contentent de singer les bonnes vieilles aiguilles analogiques, celui du Sorento a un truc à lui. En déclenchant le clignotant, apparait à l’écran le champ d’angle mort du côté ou le clignotant en question est dirigé. Pratique et utile.

Un prix certes élevé, mais moins cher que la concurrence

Cet ensemble très high tech est accessible depuis un intérieur particulièrement bien assemblé avec des matériaux d’excellente qualité. La montée en gamme de Kia est perceptible dans ce Sorento qui, s’il n’atteint pas encore les critères du premium, n’en est plus très loin. Cette qualité se paie, bien évidemment. Mais pas excessivement. Surtout le Coréen a tenu à se situer en deçà de son seul concurrent généraliste : le Ford Explorer, lui aussi à 7 places et lui aussi disponible en version hybride rechargeable uniquement. Vendu entre 50 000 et 60 000 euros, le Sorento est plus de 10 000 euros moins cher que son rival américain.