La Renault Twingo s’électrifie enfin

La voiture électrique est la compagne idéale des villes et les microcitadines sont les voitures idéales dans les centres urbains. Il était donc temps que la Twingo, la plus célèbre d’entre-elles s’équipe ainsi et donne la Twingo ZE. Ce sera chose faite dans quelques mois.

Twingo ZE

Nous évoquions voici quelques temps les nouveautés à découvrir au prochain salon de Genève, du 5 au 15 mars prochain. Mais chaque jour qui passe et nous rapproche de l’échéance, amène les constructeurs à révéler de nouvelles premières mondiales qu’ils dévoileront lors de la manifestation suisse. C’est le cas de Renault qui a évoqué, lors de la présentation annuelle de ses chiffres, le lancement d’une version électrique de sa Twingo baptisée, fort logiquement, Twingo ZE pour zéro émission. 

Twingo ZE : Une idée évidente

Electrifier une citadine, conçue pour les centres urbains, est évidemment une excellente idée, puisqu’en ville, l’autonomie ne pose pas de souci et que, d’ici quelques années, la plupart des grands centres-villes excluront les autos thermiques. L’idée de la Twingo ZE est tellement bonne et l’affaire tellement évidente que l’on peut se demander pourquoi Renault n’y a pas pensé plus tôt. D’autant que les concurrentes de la Twingo basculent une à une vers l’énergie électrique. C’est déjà le cas de la triplette du groupe VW (Volkswagen Up !, Seat Mii et Skoda Citigo) dont les nouvelles versions, lancées en ce début d’année, ne sont plus disponibles que sous cette forme. 

Cousine de la Smart EQ

L’autre raison qui aurait pu pousser Renault à basculer sa Twingo plus tôt s’appelle Smart. La petite du losange est en effet fabriquée sur les mêmes bases, et dans la même usine que la Smart Forfour. Les deux autos sont identiques, mais jusqu’ici, seule la Smart était disponible en version électrique baptisée EQ. La Twingo ZE disposera bien évidemment de la même mécanique que sa cousine allemande.

Une autonomie de 120 à 140km

Au menu de cette électrification piochée chez son homologue : la Twingo ZE dispose un moteur de 60 kW (82 ch) et 160 Nm de couple. Ce bloc sera alimenté par des batteries de 17,5Kwh. Résultat : la Twingo ZE possède une autonomie limitée à 120 ou 140km, comme sa cousine. Côté performances, la vitesse maximum est limitée à 130 km/h pour épargner les batteries, et le passage de 0 à 100km/h s’effectuera en 12,7 secondes. C’est suffisant en ville, mais c’est deux fois moins que ses concurrentes allemandes en termes d’autonomie, puisqu’elles se permettent d’offrir 270km, grâce à des batteries à la puissance doublée. Reste que celles de la Twingo se rechargent logiquement plus vite (3h30) mais pour brancher la petite du losange sur un chargeur rapide, capable de la gaver en une heure, il faudra s’offrir une option spéciale.

Un physique inchangé

Si la Twingo ZE est mécaniquement similaire à la Smart, elle est esthétiquement similaire à la Twingo thermique. Seul gros changement : la calandre, aérée sur les versions essence, est ici obstrué. Un subterfuge, puisque le moteur se situe à l’arrière et n’a pas besoin de ce système de refroidissement en thermique comme en électrique. Quelques éléments de décoration bleues devraient également faire leur apparition, et le pot d’échappement va logiquement disparaître. Enfin, la trappe à carburant est remplacée par la prise de recharge.

Twingo ZE : Le mystère du prix

Reste, évidemment, l’inconnue du prix. Forcément moins chère que la Smart EQ, positionnée plus haut de gamme et vendue 19 150 euros (bonus déduit), elle devrait néanmoins être plus chère que ses concurrentes allemandes, dont les tarifs débutent à 11 500 euros (bonus déduit). Un tarif difficile avec lequel la Française aura du mal à rivaliser, mais la Twingo ZE devrait pourtant bénéficier d’un atout non négligeable : son nom ultra connu, et l’étendue du réseau Renault, le plus important en France. C’est d’ailleurs ce dernier atout qui permet aujourd’hui à la Zoë d’être la voiture électrique la plus vendue de l’hexagone.

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