La Fiat Panda se met (un peu) à l’électricité

La Fiat Panda, la plus populaire des autos européennes et bonne à tout faire. La transalpine débarque en version hybride malgré ses huit ans de service. Comme quoi il n’est jamais trop tard pour bien faire. Même si la mue électrique est très légère.

Fiat-Panda-hybride

Elle se décline sur tous les tons depuis 2012. Carburant tour à tour à l’essence au diesel, au gaz naturel et au GPL. En quatre ou deux roues motrices, elle fait mine de ne pas vieillir, même si huit ans est un âge respectable pour une voiture, même si son châssis est, en partie, plus âgé encore. Qu’importe, la Fiat Panda conserve son capital sympathie malgré le temps qui passe, grâce à son prix canon, son dessin entre le monospace et le SUV, grâce aussi à son intérieur gai et ultra pratique. Cette voiture à tout faire que rien n’effraie, ni la ville qu’elle aborde gaillardement, ni l’autoroute qu’elle supporte relativement, ni la montagne qu’elle escalade tant bien que mal. 

Une hybride légère qui atteint son but

La voilà donc qui tente de se relancer ce mois-ci en adoptant une motorisation au goût du jour, une hybridation légère qui a deux avantages : ne pas coûter très cher à mettre en place, et permettre de grappiller quelques grammes de C02 pour se placer sous la barre fatidique du malus, tout en économisant du carburant. Et l’opération est plutôt réussie puisque l’hybride n’émet, ainsi équipée, que 89g de C02 au km et ne consomme que 5L/100 dans la vraie vie, plutôt que les 4,2L de sa fiche d’homologation. 

Une boite 6 vitesses et un nouveau moteur

Pour parvenir à cet excellent résultat, Fiat a développé un tout nouveau moteur 1L de 70ch et de trois cylindres. A ce petit bloc, vient s’ajouter un alterno-démarreur de 12V. Ce moteur est assorti d’une boite 6 vitesses (rarissime sur une petite cylindrée) mais aussi un start & stop étendu. Celui-ci peut en effet se déclencher en roulant, en deça de 30 km/h pour permettre à l’hybride de rouler au point mort. 

La Fiat 500 hérite elle aussi de l’hybridation

Ce nouveau dispositif est aujourd’hui disponible sur la Fiat Panda City Cross, une version au look de baroudeur, mais au look seulement. Ses garnitures de roues et ses gros boucliers en plastique noir ne lui permettent pas d’escalader les parois abrupts. Pour cela il faudra en passer par la version Cross, rehaussée et disponible en 4 roues motrices. Mais l’hybridation est également au menu de la Pandaclassique, et même de la Fiat 500. Rappelons que le pot de yahourt, plus petit la Panda, dispose du même chassis et des mêmes mécaniques, alors que ses tarifs sont plus élevés. Un paradoxe italien.

Une auto ancienne qui reste moderne

Reste qu’au-delà des qualités de cette nouvelle motorisation, qui remplace l’antédiluvien 1.2L quatre cylindres de 69ch qui consommait près de 2L/100km de plus, la Fiat Panda garde ses qualités de voiture à tout faire. Suffisamment haute pour les grands gabarits, ces derniers seront parfaitement à l’aise aux places arrières grâce à la banquette coulissante sur 16cm. Evidemment, le coffre n’est pas gigantesque, à peine 260L, mais il est très respectable pour la catégorie et s’agrandit par la magie des dossiers rabattables selon la traditionnelle formule 60/40. A l’avant enfin, le dessin de la planche de bord n’a pas pris une ride. Et si les plastiques sont durs, ils ont au moins le bon goût d’être teints aux couleurs de la carrosserie. Surtout, cette Panda de troisième génération n’a pas oublié ses origines. Car depuis la première mouture en 1980, elle a une autre spécificité que ses lignes cubiques : son énorme boite à gants à ciel ouvert. Elle est toujours présente, même si aujourd’hui, une seconde boite qui se ferme à clés vient la seconder. Un signe des temps.

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