Fiat Panda : 40 bougies pour la petite italienne sympa

La citadine populaire à tout faire sévit depuis quatre décennies. Depuis 1980, la Fiat Panda s’est transformée en urbaine ou campagnarde, en familiale ou en crapahuteuse. Histoire d’une gloire qui a su rester discrète tout en conservant intact son capital sympathie.

Fiat Panda

On peut être une petite voiture populaire tout en portant la griffe d’un grand designer. C’est le cas de la première Fiat Panda apparue en 1980. Son concepteur Giorgetto Giugiaro (à qui l’on doit, entre autres, les Volkswagen Golf, les Audi 80 ou les Seat Ibiza originelles) l’a voulu simple, carrée, sans fioriture dehors comme dedans. Aux larges bandeaux de protection, et aux lignes de command car de l’extérieur, répondent un intérieur en parfaite harmonie, avec une planche de bord dépouillée en forme de panier. Cette idée d’une auto sans complexe, d’un fourre-tout où fourrer son fourbi, fait mouche. Et ça marche : plus de 8 millions d’exemplaires et trois générations plus tard, elle est toujours là, après avoir tout envisagé : le diesel, les quatre roues motrices, la sportivité et, aujourd’hui l’hybride. Depuis quarante ans, la Panda répond toujours aux mêmes critères qui ont fait, et font toujours, son succès : la robustesse, le prix riquiqui et la polyvalence.

« La voiture à malices »

Le cahier des charges pour élaborer la première Fiat Panda était simple :  il fallait inventer une auto minimaliste, pas chère à fabriquer mais adaptée aux multiples besoins d’une très large clientèle. C’est ainsi qu’a commencé son histoire en 1980 lorsque la maison turinoise lève le voile sur un véhicule clairement inspiré par le succès de deux petites françaises sympathiques et increvables : la 2CV Citroën et la 4L Renault. Et puisque Fiat n’est alors pas spécialement réputé pour fabriquer des modèles polyvalents, le constructeur fait appel à ItalDesign, la société créée par le designer automobile Giorgetto Giugiaro. Entre les vitres plates, l’aménagement sommaire, les textiles synthétiques lavables et un moteur certes efficace mais bruyant, les premières Panda vont plutôt se démarquer par leur aspects pratiques : banquette repliable, sièges démontables, vide-poches géants et le fameux cendrier coulissant… Non seulement la Fiat Panda propose un habitacle très spacieux dans ses 3,38 m de longueur, mais elle se montre également fiable et aussi à l’aise dans la jungle des villes que sur les petites routes de campagne. Nouvelle idée géniale en 1983 : la Panda 4 roues motrices (4×4) qui permettra à la petite italienne de se débrouiller comme une chef à la montagne.

Fiat Panda 2020

Pour fêter ses 40 ans, la Fiat Panda se refait une beauté. « Plus écologique, plus technologique et plus fun », selon le constructeur transalpin, la petite auto ne change pas fondamentalement. Mais elle s’affuble tout de même de nouveaux pare-chocs et propose deux coloris inédits (bleu céramic et gris mat). A bord, un nouveau système Uconnect avec radio numérique DAB et écran tactile de 7 pouces (compatible avec AndroidAuto et Apple CarPlay) fait son apparition. Quant aux revêtements de sièges et au tableau de bord, ils ont été revus avec des matériaux recyclés pour insister sur la touche écolo. La Panda reste des villes ou des champs avec la City Cross taillée pour crapahuter. 

La Panda se met au sport

Si en 1983, elle se mettait à flâner dans les montagnes avec le mode 4×4, la Panda décide désormais d’insister sur le volet exercice physique avec une finition « Sport » inédite. De quoi lui ajouter de nouvelles jantes en alliage bicolores de 16 pouces, un logo chromé exclusif « Sport » sur les ailes avant, une banquette arrière fractionnable 60/40, des panneaux de porte spécifiques et de nouveaux sièges avec revêtement gris foncé et, signe supplémentaire de son esprit sportif, des surpiqûres rouges. En option, cette nouvelle Panda peut également se parer d’étriers de freins rouges, de vitres surteintées et d’un volant flambant neuf en techno-cuir avec surpiqûres rouges.

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