Les différents types de radars

Pour faire baisser le taux de mortalité sur les routes, une multitude de types de radars surveillent nos routes. Les radars tourelles et anti-bruit étant les derniers arrivants d’un dispositif déjà bien fourni.

types de radars

Le radar de vitesse fixe

Le tout premier radar de vitesse fixe a fleuri en 2003 dans l’Essonne. Sa fonction : calculer la vitesse instantanée d’un véhicule et le flasher en cas d’excès de vitesse. Un panneau de signalisation indique leur présence qui est de près de 2200 en France depuis 2015. Classique, le radar fixe a ensuite été décliné.

Le radar de vitesse embarqué

Faisant partie également des premiers types de radars, celui-ci a été expérimenté en Normandie en 2018 mais ne sera finalement pas étendu au reste du territoire. Le radar embarqué dans des voitures privées avec chauffeur s’est avéré inefficace.

Le radar tronçon

Egalement appelés radar vitesse moyenne, le radar tronçon sévit sur nos routes depuis 2012. Il n’y en aura pas plus d’une centaine dans l’hexagone finalement car les types de radars mobiles sont plus efficaces.

Le radar de feu rouge

Chaque année, ils rapportent des centaines de millions d’euros à l’Etat. Placés au niveau des feu tricolores des écoles ou à des carrefours considérés dangereux, les radars de feux rouges qui sont au nombre de 1000 en France, peuvent coûter 4 points sur le permis de conduire et 135 euros d’amende. 

Le radar de passage à niveau

Le dispositif de contrôle est très proche de celui du franchissement de feu rouge. Les automobilistes qui franchissent le passage à niveau lorsque la signalisation est rouge sont flashés, une première fois au début du franchissement de la ligne, une deuxième dois lorsqu’ils ont poursuivi leur course sur le passage à niveau, même si les barrières ont été contournées. Il en existe une centaine en France.

Le radar de chantier

Démocratisés depuis 2015, les radars de chantier appelés aussi « radars autonomes », contrôlent les automobilistes en excès de vitesse sur les zones de travaux. Leur nombre augmente et leur utilisation a évolué. En effet, les radars de chantier ne sont plus forcément installés dans des zones de travaux mais à proximité de zones jugées dangereuses. Leur poids contenu et leur taille réduite permet de facilement les déplacer puisqu’ils peuvent être reliés par wifi. Il est ainsi difficile de deviner leur localisation précise. 

Le radar pédagogique

Il n’y aura finalement pas plus de 882 types de radars pédagogiques déployés dans l’Hexagone. Ces derniers affichent la vitesse des véhicules pour inciter les usagers en infraction à modifier leur comportement sans les verbaliser.

Les radars dernière génération

Depuis 2018, le nombre de radars est reparti à la hausse. De nouveaux types ont fait leur apparition : les radars tourelles et les radars urbains. Le Mesta Fusion est un super radar capable de contrôler jusqu’à huit voies de circulation et dans les deux sens. Moins visibles que les radars tourelles, les radars urbains sont installés sur les feux rouges ou le mobilier urbain tel que les lampadaires ou les portiques. Passage au feu rouge ou vitesse du véhicule peuvent être pris dans leurs filets. Enfin, les radars anti-bruit déboulent en ville pour verbaliser les véhicules trop bruyants. Le tout premier vient d’être installé dans le Val de Marne. Equipé d’une caméra et de quatre micros, le radar « Méduse » pourra, notamment, verbaliser les motos trop bruyantes.

Comment sont utilisées les amendes de ces types de radars ?

En 2017, les amendes des radars automatiques ont rapporté 1 milliard d’euros. Et les amendes des contrôles de la police de circulation, 965 millions. 8.8% (soit 89 millions) ont été reversés au titre du désendettement de l’Etat. 91.2% (soit 924 millions) sont affectés à la lutte contre l’insécurité routière, avec des actions d’aménagements, d’entretien et de prévention déployés au niveau local (Agence de financement des infrastructures et Collectivité Territoriale) et national (249 millions pour la Sécurité routière). Selon la sécurité routière, en dix ans (entre 2003 et 2012), les radars ont contribué à sauver 23 000 vies.