Dacia et Citroën se lancent dans l’électrique à petit prix

Coup sur coup, deux marques annoncent deux nouveautés qui pourraient bien rencontrer le succès : la Citroën Ami à 6 900 euros et la première Dacia à watts qui devrait coûter 2 000 euros. Enfin la recette du succès de l’auto électrique ?

Citroën Ami

Les voitures à zéro émissions ont du mal à décoller. En cause : la peur de la panne sèche en raison de l’autonomie limitée. Mais le prix de la plupart des modèles en vente est lui aussi rédhibitoire et explique, en partie, les réticences à l’achat. Mais voilà qu’en moins d’une semaine, deux marques ont peut-être trouvé un moyen d’élargir les ventes de ce type d’engins : la Citroën Ami et la Dacia à watts.

Citroën Ami, l’amie des ados

Première à entrer en lice, la Citroën Ami est une deux places toute simple. Longue de 2,41m seulement, elle dispose d’une autonomie toute aussi courte : à peine 70km. Sa petite batterie ne permet pas à cette auto de disposer de plus de de 8,2ch et sa vitesse de pointe n’est que de 45km/h. Mais un tel dispositif n’a pas que des inconvénients car la Citroën Ami se recharge en trois heures à peine sur une prise standard. En outre, puisqu’elle est homologuée dans la catégorie « quadricycle à moteur », elle est accessible dès l’âge de 14 ans. Cerise sur le gâteau : son prix est absolument imbattable. Elle est vendue 6 000 euros, bonus déduit et batterie comprise. Elle est également accessible en LOA à 19,90 euros par mois. Évidemment, étant donné ses performances et son autonomie, la Citroën Ami est uniquement destiné à la ville (les autoroutes lui sont d’ailleurs interdites). D’autant que l’offre Citroën prévoit également l’usage de sa petite électrique en autopartage dans le réseau Free2move. Elle devrait apparaitre dans nos bouchons urbains dès le printemps de cette année.

Une première électrique Dacia

Si la Citroën Ami ne révolutionne pas le genre, puisqu’elle se rapproche des Velib et autres Renault Twizy déjà existantes, l’autre nouveauté électrique du moment devrait être observée de près par tous ses concurrents. Car, et c’est une première pour la marque, Dacia va officiellement se lancer dans la voiture à zéro émission. Contrairement à la Citroën Ami, le nom de l’engin est encore inconnu et sa ligne définitive aussi. Pour le moment, ce n’est qu’un concept-car baptisé Spring. Mais la version de série de ce petit SUV devrait voir le jour dès le printemps 2001. Si l’on ignore son nom, l’on n’en ignore pas quelques spécifications techniques et esthétiques. Et pour cause : la première Dacia électrique reprend des éléments déjà connus. C’est une habitude au sein de la marque roumaine qui lui permet de baisser ses coûts de revient. Cette fois ci, elle a fait appel à deux modèles produit par sa maison mère Renault. Le premier est le Kwid, un petit SUV thermique vendu en Inde et le second est la version électrique du premier, baptisé KZ-E, et distribué en Chine contrairement à la Citroën Ami.

200km d’autonomie pour 10 000 euros

Le concept-car Spring reprend peu ou prou les lignes du KZ-E chinois et sa forme définitive ne devrait pas varier beaucoup, low cost oblige. En revanche, l’on ignore encore la puissance de l’engin et la taille de sa batterie. Les ingénieurs maison ont seulement laissé entendre que l’auto devrait atteindre 200km d’autonomie, ce qui permet un usage quotidien de l’engin en ville comme à la campagne. Quant au prix de vente, marque de fabrique Dacia oblige, il ne devrait pas dépasser 15 000 euros. Un tarif qui, bonus compris, permettra d’afficher la première Dacia électrique aux alentours de 10 000 euros. Un prix suffisant pour que la marque gagne de l’argent avec ce modèle ? Rien n’est moins sûr. Mais, en tous cas, Dacia entend bien, avec ce lancement, prévu au printemps 2021, passer sous la barre des 95g d’émissions de C02 à laquelle Bruxelles le contraint, faute de quoi, la marque devra verser de très lourdes amendes. Une autre manière de gagner de l’argent.

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