ABS : tout savoir sur le système de freinage magique

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Obligatoire, depuis le 1er janvier 2003, l’ABS a révolutionné le freinage des voitures. Comment fonctionne ce système, quel est son bon usage ? Réponses.
Apparu sur des Mercedes haut de gamme dans les années 80, l’ABS (Automatish bremsen system), inventé par l’équipementier Bosch dès la fin des années 60 s’est rapidement généralisé, chez BMW d’abord, puis chez l’américain Ford. Il a finit par devenir obligatoire en 2003. En fait, il s’agit tout simplement d’un système qui détecte un blocage des roues, et relâche la pression sur les freins juste avant qu’il ne se produise. Car sans ABS, un freinage d’urgence conduit inévitablement à un blocage et lorsque les roues concernées ne tournent plus, elles perdent toute adhérence et la voiture est impossible à manœuvrer, d’où un dérapage inévitable et des dégâts qui peuvent s’avérer considérables. Et si son utilité est avérée sur sol sec, elle l’est d’autant plus sur chaussée mouillée. Car, sauf à être un pilote chevronné sachant doser son appui sur la pédale de frein, l’ABS est indispensable. Bien avant les voitures, les avions utilisaient un système similaire lors de l’atterrissage pour éviter ce désagrément.

Comment freiner avec un ABS ?

Si, au volant des voitures anciennes, il fallait éviter d’écraser le frein, pour ne pas bloquer les roues, avec les autos munies d’un ABS, c’est l’inverse. Pour que le freinage soit efficace, il faut écraser la pédale. Car dans ce cas, les plaquettes de frein viennent se coller sur les disques. Grâce à des capteurs placés sur les roues, le système intervient quelques millisecondes avant le blocage, et ordonne aux plaquettes de relâcher la pression une opération qui peut être répétée jusqu’à 25 fois par seconde. Le conducteur quant à lui entend alors comme un bruit curieux en provenance de ses roues, et il ressent de fortes vibrations. Certains s’en inquiètent, mais ce n’est la que le signe du bon fonctionnement de son ABS. Evidemment, pour que le procédé fonctionne, la voiture doit être équipé de freins à disque, car le système est incompatible avec de bon vieux freins à tambours, quasiment disparus, à l’avant comme à l’arrière des voitures. Attention, car si l’ABS permet de conserver la maîtrise de son véhicule, surtout sur une chaussée glissante, il ne réduit pas pour autant sa distance de freinage.

Comment fonctionne l’ABS ?

Il est constitué d’un capteur de vitesse pour chaque roue, d’un calculateur électronique et d’un système de régulation hydraulique de la pression de freinage. Lors d’un freinage d’urgence, si le système détecte le blocage d’une roue, cela signifie que la pression de freinage est trop forte compte tenu de l’adhérence disponible. Le système va alors pomper le liquide de freins du frein vers le maître-cylindre de façon à baisser la pression jusqu’à ce que la roue soit débloquée. Dès lors que la roue retrouve de l’adhérence, la pression de freinage est à nouveau augmentée de façon à optimiser la performance du freinage. Par conséquent, le système régule la pression de freinage autour du point de blocage de la roue par une succession rapide de blocages/déblocages. Le système fonctionne par impulsions.

ABS et aide au freinage d’urgence : quelle différence ?

L’aide au freinage d’urgence sert à augmenter la puissance de freinage, tel un pied plus puissant que celui du conducteur. Un capteur situé au niveau de la pédale de frein analyse la manière de freiner du conducteur. Si le système détecte que le conducteur appuie subitement et fortement sur la pédale, il comprend qu’il s’agit d’un freinage d’urgence et augmente automatiquement la pression de freinage pour que celui-ci soit optimal. L’ABS se déclenche ensuite pour empêcher le blocage des roues. Reste que ces éléments, auxquels s’ajoute l’ESP, qui corrige la trajectoire de nos voitures et qui est, lui aussi obligatoire depuis 2012, ne doit pas remplacer la vigilance du conducteur. Car tous ces systèmes ont leur limites qui sont celles des lois physiques, dictées souvent par la prudence des conducteurs.