Nouvelle Hyundai i10 : une micro citadine convaincante

Abordable, élégante et spacieuse, la nouvelle Hyundai i10 a tout pour rouler sur les plates-bandes des stars du segment des petites voitures.

Nouvelle Hyundai i10

Le segment des petites citadines de catégorie A (de 3.40 m à 3.70 mètres de long) est en pleine mutation. Les consommateurs boudent ce type de voitures. Et les constructeurs ne parviennent pas à les rentabiliser. Les Renault Twingo et autres Peugeot 108 se vendent, en moyenne, cinq fois moins que les Renault Clio et Peugeot 208.  En cause : le manque de polyvalence des petites. A l’aise dans la jungle des villes, elles sont à la peine à la campagne et sur autoroute, alors que les autos du segment B, les citadines polyvalentes, comme les fameuses Clio et 208 sont débrouillardes partout et coûtent, à équipement égal, à peine 2 000 euros de plus. En France, la catégorie des petites citadines représente 10% des ventes. Et si le trio du groupe Volkswagen (Volkswagen up!, Seat Mii et Skoda Citigo) se met à la motorisation électrique, à l’instar de la nouvelle Fiat 500, Hyundai préfère rester fidèle au thermique avec sa nouvelle i10. Culottée, la nouvelle Hyundai i10 se permet même de monter en gamme, devenant plus chère et mieux équipée que celle qu’elle remplace. Un gros pari pour la Coréenne. 

Habitabilité convenable

Esthétiquement, la citadine affiche une nette progression avec des lignes qui ont plus de caractère, des feux de jour à LED dans la calandre et le toit disponible en noir. La planche de bord, à la présentation classique, manque de fantaisie. Mais l’habitacle est globalement agréable à vivre, avec une présentation soignée et un écran tactile de 8 pouces surplombant la console centrale. Chose surprenante : si le système multimédia s’avère intuitif, il fait l’impasse sur la navigation qui répond aux abonnés absents. Hyundai considère que la clientèle i10 s’en remettra plutôt à un GPS de smartphone connecté à l’ordinateur de bord via Apple CarPlay ou Android Auto. Ses cotes plutôt généreuses ont une répercussion sur l’espace à bord. L’espace aux jambes arrière, déjà fort convenable sur la précédente i10, est ici le meilleur de la catégorie. Le rapport gabarit/habitabilité est donc flatteur. Mais pour disposer de trois places à l’arrière, il faut viser la finition supérieure. Sinon, il faudra se contenter de quatre places. Le volume de coffre (252 litres) n’a pas progressé. Mais il est supérieur à celui d’une Renault Twingo et se révèle finalement généreux pour une auto de 3.67 mètres. Les contours ne sont pas aussi rectilignes qu’avec une Vokswagen Up, la reine du ratio encombrement / habitabilité, et le plancher modulable n’est disponible que sur la finition la plus haute.

Nouvelle Hyundai i10 : citadine modèle

Abandonner le segment des petites citadines serait, pour Hyundai, une hérésie car l’i10 s’est encore écoulée à 4 971 unités en France, en 2019. Si Hyundai est bien présent sur le secteur de la voiture électrique, la nouvelle i10 reste fidèle au thermique, et ne dispose que de mécaniques à essence. Elle réintègre ainsi les moteurs de sa devancière : un 4-cylindres 1.2 de 84 ch et un 3-cylindres 1.0 MPI de 67 ch, décliné avec une boîte de vitesses robotisée à simple embrayage et proposé en version Eco, avec une transmission allongée. Une version N Line animée par le 1.0 porté, grâce au turbo, à 100 ch est venue compléter l’offre avec ses attributs sportifs. Produite en Turquie, la nouvelle i10, qui a été allongée de 4cm, reprend la plateforme de la précédente mouture. Côté conduite, la petite citadine est une bonne surprise. En ville, c’est évidemment une ballerine et elle se montre tonique. Sa puissance de 67 ch est amplement suffisante pour un usage quotidien. Egalement à l’aise sur route, son comportement inspire confiance.

Prix : à partir de 12 000 euros

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