Jaguar F-Type : le félin se remaquille

La Jaguar F-Type se fait une jolie cure de jouvence. Design, habitacle, moteur, châssis… tout est remis au goût du jour.

Jaguar f-type

C’était le coup de cœur de l’année. Lancée en 2013, la Jaguar F-Type avait immédiatement réveillé le cœur des nostalgiques des belles anglaises du XXe siècle et celui des amoureux des GT du XXIe siècle. L’élégance de la mythique Type E des années soixante coulant dans ses veines, et ses motorisations au goût du jour, elle avait fait mouche dans cette catégorie de plus en plus rare des coupés de luxe. D’autant que l’engin conjugue les genres, entre sportive pure puisqu’elle disposait de 550ch en version type , comme la Nissan GTR ou la Ferrari 488, tout en étant confortable comme une Mercedes, une BMW, une Audi ou une Porsche

Jaguar F-Type 2020 : un habitacle revu

Mais après sept ans d’existence, et malgré des lignes intemporelles, une petite toilette s’impose. La F-Type en passe donc par un léger restylage et améliore encore sa position de conduite en livrant, de série, sur la R, des sièges « Performance ». Sinon, le coupé grand tourisme reste un strict deux places qui n’offre aucun rangement derrière les sièges. Heureusement, le coffre de 336 litres (la taille de celui d’une Clio) peut accueillir les bagages de deux passagers qui voudraient s’évader le temps d’un week-end. Physiquement, la nouvelle Jaguar F-Type dévoile un nouveau regard plus effilé. Surprise du chef : avec la nouvelle technologie « Pixel Led », il est possible de rouler en plein phares la nuit sans éblouir les autres voitures. C’est une version améliorée du système qui existe chez plusieurs constructeurs et qui alterne codes et phares. Sauf que chez Jaguar, les mêmes Leds servent aux deux fonctions. Concrètement, les quelques diodes qui risqueraient d’éblouir sont éteintes en temps réel grâce à une caméra qui trône en haut du pare-brise. Autres évolutions : les compteurs physiques ont été remplacés par un grand écran numérique de 12.3 pouces qui met en avant les informations de navigation ou de conduite selon les préférences. Au-dessus, flotte un écran tactile baptisé « Touch Pro » que l’on retrouve désormais de série.

Les motorisations évoluent

Le 4-cylindres turbo essence de 300 ch n’est pas mis au rebus. Logique puisque c’est le moins puissant, et donc, le moins polluant. En revanche, le V6 compressé fait ses adieux, pour le marché européen du moins. Etonnament, ce moteur déjà ancien est remplacé par un bloc d’une cylindrée suprieur, puisqu’il s’agit d’un V8 compressé de 450 ch. Le modèle R de la F-Type hérite, quant à lui, de ce même V8 mais culminant à 575 ch, ce qui lui procure un gain de 25ch par rapport à son prédécesseur. Toujours pour répondre aux nouvelles normes, des filtres à particule intègrent désormais toutes les lignes d’échappement. Bien sûr, toutes ces motorisations sont associées à la boîte automatique ZF égrenant 8 rapports grâce à son convertisseur hydraulique destiné à absorber les variations de couple. La F-Type demeure une propulsion pure et dure, mais son châssis a été rigidifié et retravaillé, comme sa direction. 

La renaissance de la Type E

Dans sa version restylée ou originale, la F-Type incarne bien, malgré sa technologie des temps actuels, la nostalgie des années 60, celle de l’époque de la Type E. Celle aussi de l’époque glorieuse ou Jaguar était une marque anglaise à part entière, puisque le félin est aujourd’hui aux mains de l’Indien Tata, comme son compatriote Land Rover. Ce souvenir de la Type E est un hommage logique de la marque à une auto considérée par beaucoup comme l’une des plus belles au monde. Enzo Ferrari lui-même, en était d’ailleurs jaloux en la découvrant  au salon de Genève où elle avait été dévoilée. Lancée au début des années 60, la Type-E arborait un long capot qui se terminait sur deux énormes prises d’air ressemblant à des branchies de requin. Pour la développer, Jaguar s’était basé sur une sportive, la Type D, qui a remporté trois fois les 24 heures du Mans entre 1955 et 1957. Mais non contente d’être l’une des autos les plus performantes, et les plus admirées de son époque, elle était vendue à un tarif raisonnable. C’est toujours le cas de celle qui lui succède qui s’affiche à 121 000 euros en version 550ch, soit beaucoup moins que nombre de coupés équivalents.

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