Suzuki : la marque qui monte en France

En 2019, Suzuki a dépassé la barre des 30 000 immatriculations dans l’Hexagone. Tous les voyants sont au vert pour que la marque japonaise continue sur cette lancée en 2020.

Avec 31 492 autos vendues l’an dernier, Suzuki a réalisé une hausse de 14% par rapport à 2018, réalisant ainsi un record égalant quasiment celui de 2007 où le constructeur automobile japonais avait écoulé 32 200 voitures. Pourtant, la firme ne fabrique plus d’autos tournant au diesel depuis 2018. Mais c’est finalement le mix des véhicules électrifiés qui fait monter la marque. Les modèles hybrides représentant 25% des autos vertes vendues. A la fin de ce mois de janvier, Suzuki lancera le nouveau Vitara hybride 48 volts suivi, courant février, par le S-Cross qui possédera une motorisation identique. Au cours du deuxième trimestre, les modèles Swift et Ignis évolueront. Le génial 4×4 Jimny mis à part, tous bénéficieront d’une gamme 100 % hybride. De quoi éviter aux modèles les plus vendus de la marque d’être éclaboussés par un redoutable malus. Un travail de communication bien menée à également porté ses fruits comme le confie Stéphane Magnin au site Auto-Moto : « Nous avons renforcé notre présence sur des événements d’image tels que la Route du Rhum et La Solitaire Le Figaro pour renforcer notre imagine hybride, fun, familiale de la marque ».

La Swift, le best-seller 

Chez Suzuki, la Swift a un rôle majeur puisqu’elle représente 37% des ventes à elle seule. La production de la citadine n’a même pas pu suivre le rythme des commandes en 2019. Une Swift sur deux s’est vendue en Mild Hybrid (hybridation légère) et, à 60%, à une clientèle féminine plutôt jeune (35/45 ans). Bonne bouille, prestations routières convaincantes, tarifs intéressants, la Suzuki Swift en est à sa quatrième génération et, sur le marché de l’occasion, ne manque pas non plus d’attirer des clients. Ce modèle fondamental du japonais s’est déjà écoulé à plus de 5 millions d’exemplaires dans le monde. En France, elle demeure le best-seller de Suzuki en dépit de ses 7 ans d’âge. Si son coffre n’est pas des plus vastes du segment (265 litres), l’espace aux places arrière est aujourd’hui correct. Agréable à conduire, sa belle dotation technologique et son hybridation maline séduisent de nouveaux citadins. Et puisque, comme tous les autres constructeurs, Suzuki va devoir se mettre à la page en vue de l’objectif européen des 95g de CO2, le japonais a prévu, cette année, d’injecter également une microhybridation sous le capot de sa Swift Sport (12V). 

Suzuki Vitara et S-Cross en hybride

Pour réduire de 15 voire 20% les émissions de CO2, Suzuki va équiper ses deux SUV Vitara et S-Cross de la technologie hybride avec une architecture de 48V. Avant tout le monde, Suzuki avait sorti le Vitara en 1988, un vrai 4×4 au gabarit compact aux réelles aptitudes de franchissement. Mais, depuis, les SUV urbains sont passés par là et ont raflé la mise. Heureusement, en 2019, le constructeur japonais a relevé le standing de son Vitara qui s’est sérieusement mis à jour au point de vue technologique. Son habitacle aussi a été largement dépoussiéré. En plus d’offrir un espace généreux à bord, le Vitara est loin d’être gauche sur la route tout en étant l’un des plus à l’aise en dehors des sentiers battus. Grâce à son nouveau moteur hybride, le 4×4 japonais avant-gardiste va enterrer son malus. Quant au Suziki S-Cross qui n’est, certes, pas le plus connu des SUV compacts, il a des arguments à faire valoir comme son gabarit compact et ses prix attractifs. L’arrivée de la motorisation hybride va donner des ailes à ce modèle polyvalent à l’équipement très fourni. 

Le Jimny délaissé

Malheureusement, le seul véhicule qui plombe la moyenne CO2 de Suzuki en France et en Europe sera privé de la technologie hybride. Suzuki a confirmé que l’excellent petit 4×4 Jimny ne fera pas partie de cette vague électrifiée, laquelle préfère se concentrer sur les modèles les plus vendus. Pour le Jimny, il faudra donc attendre son restylage pour voir si Suzuki a prévu des évolutions sous le capot. Mais en attendant, pour se le procurer, les clients devront payer un malus très élevé en 2020.

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