Pneus hiver : le bon choix

pneu hiver

Mise à jour décembre 2019

Les pneus hiver ne sont pas encore obligatoires en France, contrairement à de nombreux pays européens. Néanmoins, en période de grand froid, leur utilité n’est plus à démontrer car leur gomme offre le meilleur niveau de sécurité.

Le pneu hiver n’a plus à faire ses preuves. C’est le plus efficace quand il fait moins de 7 degrés, quand il neige, que le sol est mouillé ou que le verglas est là. Le pneu été, lui, durcit lorsqu’une vague de froid s’abat. Les pneus hiver, en revanche, restent souples jusqu’à -20°c, gage d’une meilleure sécurité. Le gouvernement ne les a pas encore rendus obligatoires en France. Mais la mesure devrait avoir lieu en 2020. Car les pneus hiver permettent une meilleure adhérence et réduisent considérablement les distances de freinage. Voici 5 choses à savoir sur le pneu hiver.

Pneus hiver ou 4 saisons ?

Le frein principal au moment d’acheter des pneus hiver : leur prix. Car installer des pneus hiver coûte cher. Rien que pour une petite citadine, il faut compter environ 150 euros pour deux pneus et débourser jusqu’à 300 euros avec la main d’œuvre. Il faut également stocker cet équipement hivernal durant les périodes de beau temps. Et si vous n’avez pas de place dans votre garage, et que vous ne souhaitez pas jouer de la manivelle et du cric deux fois par an, il faut contacter un centre auto qui propose des abonnements au moment de l’achat pour entreposer vos pneus hiver. Ces forfaits, qui coûtent environ 100 euros par an, offrent un stockage des roues non utilisées, et le montage et le démontage le moment venu. Les pneus appelés « 4 saisons » ont un gros avantage : inutile de les monter et de les démonter à chaque début et fin de saison hivernale. Mais s’ils peuvent être adaptés aux automobilistes qui roulent principalement en plaine et qui ne partent pas en vacances à la montagne, les pneus 4 saisons ne peuvent constituer une bonne alternative aux pneus hiver. En effet, ils resteront toujours moins performants en terme d’adhérence, de motricité et de capacité de freinage.

Les pneus hiver pour les gros rouleurs

Si les pneus 4 saisons coûtent donc un peu moins cher, ils ne peuvent en aucun cas circuler en montagne. Les pneus hiver sont également recommandés aux automobilistes qui font beaucoup de kilomètres car ils seront plus en sécurité et pourront affronter toute sorte de situation sur la route.

Une texture différente

Contrairement à un pneu été, les dessins d’un pneu hiver sont réalisés de telle sorte à ce qu’il soit lamélisé. L’effet griffe permet d’adhérer au sol enneigé, mouillé ou verglacé. De plus, la gomme d’un pneu hiver ne durcit pas avec le froid et reste souple, ce qui lui permet d’avoir une bonne accroche sur la route. Un pneu été, quant à lui, à une fâcheuse tendance à durcir, ce qui les rend moins opérant sur les routes hivernales, même quand elles sont totalement sèches, sans neige ni verglas.

Diviser par deux les distances de freinage

Par rapport à un pneu été, un pneu hiver réduit par deux les distances de freinage. Grâce à sa composition et ses sculptures, le pneu hiver gagne en adhérence et sont un gage de sécurité pour les lourds SUV qui représentent aujourd’hui 30°% du marché. Surtout que la plupart de ces Crossovers ne disposent que de deux roues motrices et, avec leurs pneus de plus de 18 pouces, ont une fâcheuse tendance à se transformer en luge sur les sols verglacés.

Pneus hiver : que dit la loi ?

En France, la loi n’oblige pas à adopter les pneus hiver. En revanche, ils deviennent obligatoires si un panneau de signalisation l’indique sur la route empruntée (fixé par arrêté préfectoral). Néanmoins, rien n’empêche d’attendre l’obligation légale pour vous mettre en sécurité. 

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Article novembre 2018

Inutile d’attendre la neige ou le verglas : l’efficacité des pneus hiver est démontrée dès les premiers grands froids.

Obligatoires dans de nombreux pays d’Europe, les pneus hiver (encore appelés pneus « contact ») sont facultatifs en France, même si le débat sur leur obligation légale resurgit dans l’hexagone à chaque début de période de froid, tel que nous le connaissons depuis quelques jours. Sans vouloir y prendre part, rappelons simplement quelques principes de base permettant de mesurer l’étendue de l’efficacité des gommes en question.

Ils sont utiles dès 7 degrés

Composé de caoutchouc, de silice et de carbone, un pneu classique, lorsqu’il est bien conçu, est redoutable lorsque la température est supérieure à 7°c . La gomme, suffisamment tendre permet d’obtenir le grip nécessaire à son adhérence. Une fonction indispensable à une bonne tenue de route en virages et surtout, à une distance de freinage qui ne soit pas inutilement allongée. Or, lorsque la température baisse, ces pneus « été » ont une fâcheuse tendance à durcir, ce qui les rend moins opérant sur les routes hivernales, même quand elles sont totalement sèches, sans neige ni verglas. Les pneus hiver, quant à eux, restent souples jusqu’à -20°c, gage d’une meilleure sécurité. En revanche, de par leur structure, ils sont moins efficaces que les pneus traditionnels dès le beau temps, et un peu de chaleur, revenu. D’ou la nécessité de les changer à la belle saison.

Indispensables sur la neige et le verglas

Si les pneus contact sont déjà fort utiles par temps sec et froid, ils deviennent véritablement indispensables en cas de neige ou de verglas. Leur composition, mais aussi leurs sculptures, permettent de conserver le minimum d’adhérence nécessaire pour évoluer dans pareille situation. Le recours à cette monte hivernale devient d’autant plus nécessaire lorsque l’on conduit un SUV. Ces autos, qui représentent aujourd’hui 30°% du marché, sont non seulement plus lourdes que les berlines traditionnelles, ce qui nuit à leur adhérence, mais de plus, elles sont généralement munies de pneus plus larges. Et plus l’empreinte au sol d’une auto est conséquente, moins elle se sort sans encombre d’une situation enneigée ou verglacée. Surtout que la plupart de ces Crossovers ne disposent que de deux roues motrices et ont une fâcheuse tendance à se transformer en luge dans la poudreuse. A l’inverse sur une route sèche, les pneus larges sont recommandés. Pour se convaincre de ce phénomène, il suffit d’observer une voiture de rallye : lors des épreuves sur neige, les bolides arborent les roues les plus fines possibles pour glisser le moins possible. Et sur les épreuves sèches, ses pneus sont le plus larges possibles.

Un coût et de la manutention

Évidemment, ces pneus hiver réclament un budget supplémentaire, d’autant qu’il faut obligatoirement équiper sa voiture de quatre pneus contact. Et il faut les changer pour des gommes été dès le printemps. La plupart des adeptes s’équipent également de jantes spécifiques, qui leur évitent la fastidieuse manœuvre de dépose des gommes deux fois par an. Une manœuvre qui risque, de surcroît de les abîmer. Il faut investir entre 400 et 1000 euros pour s’offrir un jeu complet. Il faut aussi stocker cet équipement hivernal durant la belle saison. Pour ceux qui n’ont pas de place dans leur garage, et ne souhaitent pas jouer de la manivelle et du cric deux fois l’an, la plupart des centres auto propose des abonnements que l’on peut contracter au moment de l’achat. Ces forfaits, qui coûtent environ 100 euros par an, offrent un stockage des roues non utilisées, et le montage et le démontage le moment venu. Évidemment, l’addition totale augmente quelque peu un budget automobile déjà conséquent. Mais une sortie de route sur une voie enneigée ou verglacée peu l’alourdir beaucoup plus. D’autant qu’elle peut prendre des proportions autrement plus graves qu’une simple tôle froissée.

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