Le WLTP entre en vigueur

Depuis le 1er Mars 2020, la norme WLTP remplace l’ancien système NEDC. Le but : donner des valeurs de consommation et d’émissions plus proches de la réalité.

Avec la norme WLTP, le gouvernement opte pour un système de mesures d’émissions de CO2 plus proches de la réalité et donc plus dure. Laissant derrière lui l’archaïque système NEDC qui était loin d’afficher les consommations réelles des véhicules (et donc de leurs émissions), cette bascule a forcément des répercussions économiques et fiscales.

C’est quoi le WLTP ?

Désormais, avant de débarquer sur le marché, toutes les autos doivent en passer par la procédure WLTP. RIP le NEDC ( New European Driving Cycle) qui existait depuis 1973 en Europe.  Mis en place par le Forum Mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules, le WLTP sert non seulement à calculer la consommation et les rejets d’un véhicule, mais aussi à autoriser son arrivée sur le marché. Tout engin qui ne serait pas aux normes, devra rester dans l’usine et être adapté. Globalement, les tests ressemblent à ceux du NEDC : on effectue les tests sur des bancs à rouleaux. Mais cette fois, en se rapprochant plus des conditions réelles de conduite afin d’obtenir des chiffres plus précis. Ainsi, la durée du test, par exemple, est effectuée durant 10 minutes supplémentaires (30 minutes contre 20mn pour le NEDC). La distance parcourue (23.25 km) et la vitesse moyenne (46.5 km/h) sont également plus importantes.  Même si le cycle WLTP est une version améliorée et plus précise que le NEDC, il ne reste pas sans faille. Aucun démarrage en côte, par exemple, n’est réalisé alors que la consommation est alors fortement augmentée. Le style de conduite nerveux, ne peut également être reproduit dans un laboratoire.

WLTP : le malus écologique impacté

Remplacer le NEDC en place depuis des années n’est pas sans conséquence. Si la mise en place du WLTP a pour objectif une meilleure protection de l’environnement, ce nouveau système touche également plus durement les automobilistes, professionnels ou conducteurs de tous les jours. D’après Challenges, les émissions de CO2 augmentent ainsi de 25 à 30 % avec les tests WLTP. Une augmentation loin d’être bénigne à cause du malus écologique, cette taxe imposée à l’automobiliste si le rejet de CO2 de son véhicule est trop élevé. Ainsi, une auto qui émettait 116 g en 2019 n’était pas soumise au malus. La même auto émet 144g en WLTP, ce qui lui inflige un malus de 190 euros. Le calcul est vite fait : un conducteur achetant une auto émettant 190 g, devra s’acquitter d’un malus de 19 691 euros au lieu de 10 250 euros en 2019. Le malus peut ainsi aller jusqu’à 20 000 euros.

Prime à la conversion

Les conditions pour bénéficier de la prime à la conversion ne changent pas même si le seuil de déclenchement évolue (144 g/km de CO2 en Mars 2020). On doit mettre à la casse un vieux véhicule essence immatriculé avant 1997 ou avant 2001 s’il s’agit d’un diesel pour en acheter un plus récent. Ce dernier peut-être neuf ou encore d’occasion mais doit simplement respecter trois conditions : pas plus de 144g/km de C02, pas plus cher que 60 000 euros et vignette Crit’Air 1 ou 2.

Une aide de 1500 à 2500 euros

Le montant de l’aide varie de 1.500 à 2.500 euros et dépend à la fois du type de véhicules (thermique, hybride ou 100% électrique) mais aussi des revenus. Dans le cadre de la « super-prime », l’aide peut même atteindre de 3.000 à 5.000 euros pour les ménages travaillant à plus de 30 kilomètres de leur domicile et dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 6.300 euros. Pour rappel, en 2019, plus de 350.000 primes à la conversion ont été accordées.

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