Mitsubishi Outlander PHEV : hybride, rechargeable et best-seller

La dernière version du Mitsubishi Outlander PHEV a fait un carton en France et en Europe. Retour sur une saga surprenante et gagnante

Mitsubishi outlander PHEV

Outlander PHEV : un best-seller à 40 000 euros

C’est le phénomène de l’année écoulée. Comment un UV au look plutôt anodin, d’une marque plutôt confidentielle et d’un prix plutôt élevé (40 000 euros en moyenne) est-il parvenu au sommet ? De plus son réseau de distributeurs, est plutôt parsemé dans l’hexagone. Pour autant, cela n’a pas empêché à la dernière version de l’Outlander hybride rechargeable de cartonner. Car le SUV Japonais outlander PHEV s’est vendu à 3152 exemplaires en 2019, un chiffre qui équivaut à 34% des ventes totales de la marque (et un bond de 83 % par rapport à 2018). Patrick Gouvernnec, à la tête de Mitsubishi depuis 2016, n’a pas manqué de se féliciter, lors d’un point presse, du chemin parcouru par la marque. 

Près pour les normes CO2 2021

Malgré un prix moyen de 40 000 euros et en dépit du fait que Mitsubishi soit un constructeur généraliste, le SUV japonais a donc énormément séduit. Et sa victoire ne s’arrête pas là. Ecolo, le Mitsubishi Outlander PHEV n’émet que 46 g de CO2/km. Et, aux côtés du pick-up L200 et de la citadine Space Star qui composent le reste de sa gamme, le rejet moyen de la marque n’est que de 84g. A part Tesla, aucun constructeur ne fait mieux. Comment un tel résultat a-t-il été possible ? En évacuant tout bonnement du catalogue l’ASX et l’Eclipse Cross, jugés trop polluants. 

Outlander PHEV : Un prix moins élevé que celui des concurrents

L’Outlander PHEV n’a pas seulement frappé en France mais aussi en Europe où il monte sur la première marche du podium. Et c’est peut-être son tarif élevé qui, contre toute attente, a joué en sa faveur. Car, même à 40 000 euros, l’Outlander reste moins cher que le Peugeot 3008 hybride ou le Citroën C5 Aircross hybride rechargeable. Quant à a concurrence premium allemande formée par Audi, BMW et Mercedes, les tarifs affichés sont tout bonnement exorbitants.  

Le marché des professionnels

L’Outlander PHEV a mis, au passage, dans sa poche, les professionnels. Si 80% des ventes se concrétisent auprès des particuliers, 20 % se vend aux sociétés. Pourquoi un tel chiffre ? Parce que la TVS (taxe sur les véhicules de société) est minuscule grâce à la technologie hybride. Autre atout qui n’a pas manqué d’attirer les professionnels : les plusieurs dizaines de kilomètres que l’Outlander PHEV peut parcourir en tout électrique. Car rares sont les engins qui peuvent en faire autant. Enfin, c’est justement parce qu’il n’est pas tape l’œil comme les autres Mercedes ou Audi que le SUV hybride rechargeable japonais a su s’imposer auprès des pro. Anonymat, qualités mécaniques et fiabilité ont ainsi formé le trio gagnant de l’Outlander PHEV. La croissance de la marque reposera donc sur le segment des sociétés et des loueurs de longue durée, sur lequel elle entend écouler au moins 30% de ses véhicules en 2020 (20% en 2019), dont 10% en LLD. 

Un nouveau décollage en 2021

Si le Japonais a vu juste en programmant son Outlander PHEV, il compte malgré tout garder une longueur d’avance face à la concurrence. D’ici la fin de l’année, Mitsubishi mettra sur la route deux autres SUV hybrides qui seront fabriqués sur une plateforme commune : un SUV du segment C suivi d’un SUV du segment D. Le but : donner un second coup d’accélérateur en 2021.  Patrick Gourvennec vise 14 000 ventes en France. A cet horizon, le dirigeant estime que la technologie PHEV pourrait représenter quelque 9 000 unités, soit une part de 65% des ventes. 

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