Décote : les grandes tendances du marché automobile

Le marché automobile a énormément évolué depuis quelques années. Les récents bouleversements ont d’ailleurs bousculé les règles et estimer la décote de son auto n’est plus si évident.

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Il y a quelques années encore, acheter un diesel était presque toujours le bon choix pour le revendre correctement. Mais avec la perspective de l’interdiction du mazout en ville et, en face, la fiabilité et l’économie des essences nouvelle génération, les économies réalisables avec un véhicule hybride ou encore le coût réel des autos électriques, la donne a changé. Pour limiter la perte à la revente, il faut choisir le bon modèle. Quelles sont les grandes tendances sur le marché de l’occasion ? Le diesel est-il cuit ? Que vaudra votre modèle dans trois ans ? Réponses.

Essence ou diesel ? Les choses ont changé

Depuis l’affaire du dieselgate, le mazout n’est plus vraiment en odeur de sainteté. Excepté pour les SUV, sa décote s’est largement accélérée. Plus question donc de tabler sur une revente rapide et une valeur forte pour amortir les différents surcoûts comme l’achat, l’entretien, l’assurance… Avant d’acheter un diesel, il faut vraiment s’assurer que vous roulez suffisamment pour que les économies de carburant compensent ces dépenses.

Citadines diesel : pas un si mauvais choix

A force de parler d’interdiction du diesel en ville, les citadines qui tournent au mazout ont vu leurs ventes en occasion piquer du nez. Cela aurait dû faire dégringoler les cotes à trois ans mais, comme la demande en neuf s’est largement contractée, ces autos devraient être assez rares en seconde main pour maintenir, dans quelques années, les prix de revente à un niveau correct. C’est que depuis un an, la très grande majorité des citadines sont vendues en version essence. Et si les futures Renault Clio et Peugeot 208 seront encore disponible avec un bloc gazole, c’est presque exclusivement à l’usage des entreprises.

Petits SUV : la gloire

Comme l’offre est encore insuffisante pour satisfaire la demande, les petits SUV décotent peu (-37% en moyenne). Et moins encore en essence ou en hybride. C’est simple : c’est la catégorie reine en matière de tenue à la cote et c’est celle qui a détrôné les citadines. Bonne revente assurée et ce, même en diesel. Même si depuis deux ans, les Nissan Juke, Renault Captur et Peugeot 208 se vendent pour 60% d’entre eux, en version essence.

Modèles compactes : les berlines en souffrance

Les berlines ne sont plus trop dans le coup : les SUV supplantent tout. Mais les Peugeot 308, Volkswagen Golf et Renault Megane continuent de bien se vendre, surtout en essence. Raison de plus pour choisir un modèle diesel, souvent plus abordable en occasion que la version sans plomb.

Hybrides : nouvelles valeurs refuges

Budget carburant plus soft qu’en essence, accès aux villes possible, carte grise gratuite ou à tarif réduit dans de nombreux départements, fiscalité plus douce pour les entreprises… L’hybride a presque tous les avantages de l’électrique sans l’autonomie limitée et le temps de recharge qui dure des plombes. Pas étonnant que les modèles hybrides s’arrachent en occasion et à prix haut perchés, comme ceux qu’atteignent les Toyota Prius. La valeur résiduelle prévue à trois ans est en moyenne 5% plus élevée que celles des essence. Du coup, si elles sont chères à l’achat, même d’occasion, elles permettront de les revendre à bon prix, même en troisième main, leur fiabilité n’étant pas prise en défaut.