Le marché du camping-car en plein essor

Ils nous chantent des airs de vacances et nous invitent à l’escapade. Le camping-car et le van ont le vent en poupe dans toute l’Europe et notamment en France. D’ailleurs, les industriels hexagonaux ne manquent pas d’innover dans l’univers du véhicule de loisir.

camping-car

Le marché du camping-car est en bonne santé : ses immatriculations avaient déjà augmenté de 9.7% en 2017 et, en 2018, elles ont encore grimpé de 13,73%, soit au total 23 585 modèles vendus l’an passé. Étonnant pour un marché dont les prix des produits neufs s’étalonne entre 40 000 et 100 000 euros, pour une moyenne de 55 000 euros. Curieusement, le marché d’occasion est en moins bonne forme et n’affiche qu’une petite croissance de 2%, avec 56 012 nouvelles immatriculations. Peut-être que cette petite forme n’est que la rançon de la gloire puisque les prix élevés des modèles de seconde main poussent les acheteurs à préférer investir dans le neuf, certains de ne pas voir leur investissement perdre rapidement de la valeur.

Les seniors, premiers clients des maisons à roues

Mais qui sont ces clients de plus en plus friands de ces camping-cars ? Ils sont majoritairement seniors et retraités. Ces baby-boomers étant de plus en plus nombreux, et en pleine forme, ils ont le temps, et souvent les finances nécessaires pour entreprendre un tel investissement et en profiter tout au long de l’année. Mais le monde du camping-car, s’il dispose d’une clientèle plutôt homogène, n’est pas constitué d’un seul type de modèles. Comme d’autres domaines, il a ses modes. Et la marotte du moment est baptisée « van », du nom du bon vieux fourgon aménagé bien connu des spécialistes.

Le van en plein essor

Plus maniable qu’un grand camping-car, le van n’est autre qu’un utilitaire classique, du type Renault Traffic ou Master, Ford Transit, Mercedes Vito ou Volkswagen Transporter. Mais contrairement au camping-car classique, la cellule de l’utilitaire n’est pas transformée, son intérieur est simplement réaménagé en espace de vie. Un toit relevable est parfois ajouté, mais il ne change pas la hauteur globale de l’engin qui permet pour la plupart d’entre eux, d’emprunter les péages aux tarifs « auto ». Plus court, plus léger, il permet aussi d’accéder à certaines zones ou le « gros » camping-car est proscrit. Mais il a un inconvénient : son exiguïté le réserve à un usage partiel et il ne permet pas d’héberger plus de 4 personnes. A réserver aux couples le plus souvent, ou aux petites familles qui privilégient la vie au grand air plutôt qu’à l’intérieur de la cabine en dehors des nuits à l’abri. Les autres, les grandes familles et les adeptes du confort en passeront par un autre type de modèle.

Les différents types de camping-car

Le camping-car plus traditionnel, s’il fait appel à la même base mécanique que les fourgons, en passe obligatoirement par les mains de sociétés spécialisées du type Trigano ou Pilot, un domaine ou la France est passée maître. Ces entreprises déshabillent totalement les utilitaires pour y adjoindre trois types de cellules. Le camping-car profilé tout d’abord, permet d’accueillir 4 personnes comme les fourgons, mais dans de meilleures conditions de confort. Un lit double ou deux lits simples à l’arrière complètent un lit escamotable situé au dessus de la cabine. Les camping-cars à capucine, de leur côté, sont facilement reconnaissables à leur excroissance au dessus de la cabine. Elle cache un lit double fixe et permanent. Enfin, l’intégral est le haut de gamme du genre. L’utilitaire de base a entièrement disparu, et il n’en subsiste que la mécanique. La cellule recouvre l’engin de l’arrière jusqu’à la calandre avant, donnant au modèle une allure parfaitement homogène. Mais qu’ils soient intégraux, à capucine ou profilés, la plupart des fabricants de camping-cars proposent des formules d’aménagements, et des longueurs adaptées aux volontés des acheteurs qui peuvent privilégier le confort pour deux ou 4, ou le couchage pour 6, voir 8 personnes.