Voitures d’occasion : les malus disparaissent et un bonus apparait

Les trois taxes sur les autos de seconde mains les plus polluantes disparaissent dès l’an prochain. Elles concernent le malus pour les autos puissantes et polluantes. Dans la foulée, un bonus de 1 000 euros est versé aux acheteurs de voitures électriques d’occasion.

malus voiture occasion

C’est peut-être un contre feu allumé pour tenter de faire oublier les mauvaises nouvelles annoncées aux automobilistes ces dernières semaines, en l’occurrence, un durcissement généralisé du malus dont les acheteurs de voitures neuves devront s’acquitter. Toujours est-il qu’à ces hausses annoncées pour 2021, succèdent ces derniers jours deux décisions à même de ravir les acheteurs potentiels de voitures de seconde main, et ils sont légion puisqu’il se vend chaque année, bon an mal an, 2,9 voitures d’occasion pour 1 auto neuve. La première bonne nouvelle concerne l’annulation de l’intégralité des taxes sur les véhicules d’occasion. La seconde touche elle aussi les autos qui connaissent une seconde vie, puisqu’il s’agit, non pas d’un prélèvement supplémentaire dans la poche des automobilistes, mais d’un bonus de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique d’occasion.

Trois taxes à la trappe d’un coup

Depuis 2018, trois taxes se dressaient devant le potentiel acheteur d’une voiture d’occasion, histoire de le dissuader d’investir dans une auto trop puissante et, CQFD, trop polluante. La première, payable en une seule fois lors de l’immatriculation, était fixée à une somme comprise entre 100 et 1 000 €. Tous les modèles de plus de 10ch fiscaux étaient concernés, avec une réduction d’un dixième de ce prix par année d’ancienneté de la voiture. Ce malus disparait donc dès le 1e janvier prochain. C’en est désormais fini.

Malus : une deuxième taxe plus douloureuse encore

Autre taxe à passer à la trappe au début de l’an prochain, celle, plus marginale il est vrai, sur les autos très puissantes. Jusqu’ici, à partir de 36ch fiscaux, l’addition était très salée puisqu’il en coûtait 500 euros par cheval supplémentaire. Autant dire qu’une Ferrari 488 Pista d’occasion, forte de 68ch fiscaux, aurait pu écoper d’un surcoût de 16 000 euros, si cette taxe n’était pas pflafonnée à 8 000 euros. Seule une carte grise « collection » permettait d’échapper à ce malus. Mais dans quelques mois, c’en sera terminé aussi de cette deuxième taxe en vigueur depuis trois ans.

Malus : une troisième taxe annuelle supprimée

Enfin, une troisième taxe, de retour chaque année celle-là, est abolie. Plus ancienne, puisqu’elle date de 2009, elle était, contrairement aux deux autres, être acquitté à chaque anniversaire figurant sur la carte grise, alors que les deux première devait être payées au moment du règlement de la carte grise. Ce malus était de 160 euros à payer pour les voitures émettant plus de 250g de C02 au km. Révisée en 2012, elle touchait dès cette année là les véhicules émettant plus de 190g. Autant dire que les 260g de la fameuse Ferrari Pista étaient largement concernés. Mais c’en est fini également.

Un bonus pour les électriques d’occasion

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, s’ajoute à cette supression de malus, l’arrivée d’un nouveau bonus. Il concerne lui aussi les voitures d’occasion, à condition qu’elles soient électriques. Pour le moment, aucune limite d’âge des véhicules en question n’est demandé, aucune date de mise en application n’est annoncée non plus. Il ne s’agit, pour l’instant, que d’une déclaration de Jean-Baptiste Djebarri lors d’une interview donnée au Parisien. Mais le ministre délégué chargé des transports ne saurait se dédire après une telle annonce. Autant de bonnes futures nouvelles qui ne peuvent qu’encourager les automobilistes à profiter du marché de l’occasion, et des Renault Zoe et Nissan Leaf électriques disponibles sur Vivacar.fr.

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