Tuning : qu’est-ce qui est interdit par la loi ?

Les adeptes du tuning aiment transformer leurs voitures en leur rajoutant des ailerons, des ailes élargies, des décorations sur la carrosserie afin de posséder une auto unique en son genre. Mais tout cela est-il bien autorisé ?

Tuning

Le code de la route prévoit que les véhicules doivent être construits, utilisés, entretenus et, le cas échéant réparés de façon à assurer la sécurité de tous les usagers de la route. C’est pour cela qu’il existe tant de normes très contraignantes et que chaque modification ultérieure qui peut remettre en cause la sécurité doit faire l’objet, au minimum, d’une vérification de la conformité par les services de la DRIRE (direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement).

Qu’a-t-on le droit de modifier sur une voiture ?

On a bien évidemment le droit de changer la couleur de son auto ou de rajouter des flammes sur les portières. Quant aux accessoires, ils offrent de réelles perspectives en matière de personnalisation et n’intègrent pas la catégorie « transformations notables ». Autrement dit, pas besoin de démarches administratives complexes ou encore de trembler face à l’omniprésence de la législation française… Ainsi, tous les éléments liés à l’habitacle, au confort, ou la sonorisation ne figurent pas dans l’œil du cyclone. Petite exception cependant pour la sono : cette dernière ne doit pas modifier le poids à vide du véhicule, et ne doit pas déborder de l’extérieur du coffre.

Tuning : ce qui est interdit

En revanche toutes les modifications qui touchent au châssis, aux freins à la mécanique, à la carrosserie sont, en principe, interdites. Exemple : pour faire chic, vous avez décidé de monter une calandre de Rolls-Royce sur la Fuego, ou plutôt une reproduction maison de la calandre de Rolls-Royce avec des éléments tranchants et une mascotte qui n’est pas escamotable en cas de choc. Même si vous demandez une réception à titre isolée, elle sera refusée et vous vous exposez à une amende de 135 euros à chaque fois que vous prenez la route. Sans en arriver là, un échappement modifié peut vous coûter 68 euros à chaque fois que vous roulez avec la voiture et même l’immobilisation du véhicule. Globalement, toute nouvelle pièce installée ne doit pas déborder du bolide, et ailerons ou autres becquets sont interdits car ils peuvent provoquer de graves dommages collatéraux… Idem pour les néons qui restent strictement interdits. Par ailleurs, installer du matériel qui n’est pas reconnu au sein de l’Union Européenne relève de votre propre responsabilité. Pour clarifier la chose, vous jouez avec le feu et vous exposez à des poursuites en cas de problèmes.

Tuning : quelle conséquence en matière d’assurance ?

Bien évidemment. Le code des assurances prévoit que toute modification du risque en cours de contrat, sans déclaration à l’assureur, est de nature à engendrer une absence d’assurance ou, une réduction significative de l’indemnité en cas de sinistre. Bien choisir son contrat d’assurance en fonction de sa passion paraît vraiment judicieux. Pour ceux qui ont procédé à des « transformations notables » vous ne pouvez rouler sans être passés par la case DRIRE pour le tuning. Le montage non homologué de pièces peut faire perdre la garantie constructeur. Si vous n’avez pas alerté votre assureur de votre démarche, votre contrat sera suspendu partiellement voire totalement en cas d’accident corporel. 

Peut-on revendre un véhicule « tuné » ?

Revendre un véhicule ayant fait l’objet du tuning et illégal. Vendre un véhicule sans qu’il ait fait l’objet d’une réception est puni d’une amende qui peut aller jusqu’à 1500 euros. Sur le plan civil, le vendeur est également tenu d’aviser l’acheteur des modifications qui ont été effectuées. Dans le cas contraire l’acheteur peut tout bonnement réclamer l’annulation de la vente.

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