Top 5 des mauvais élèves du CO2

Depuis le 1er janvier 2020, l’industrie automobile est complètement chamboulée par les nouvelles normes drastiques de CO2. Voici le top 5 des constructeurs automobiles à la traîne sur le sujet.  

CO2

Depuis le début de l’année, la réglementation européenne impose, pour les voitures neuves, de rejeter moins de 95 g de CO2 par kilomètres. Un défi compliqué pour de nombreuses marques qui partent de loin et qui doivent investir des sommes colossales pour être dans les clous. Mais, comme à chaque gramme dépassé, les pénalités financières sont de 95 euros – ce qui peut rapidement coûter des centaines de millions d’euros – les constructeurs cravachent dur pour proposer des gammes capables de rejeter le moins de CO2 possible. 

Mercedes : le bonnet d’âne en matière de CO2

Avec des rejets moyens de 128 grammes par kilomètre l’an dernier, Mercedes est à la traîne. En décembre, la marque allemande a même connu un pic de 132 grammes. Cela s’explique par des modèles massifs qui pèsent lourds sur la balance et qui, par conséquent, ont tendance à rejeter plus de CO2. Heureusement, l’Allemagne a arraché une concession à Bruxelles : celle d’avoir un objectif d’émissions de CO2 moins contraignant en fonction du poids de la voiture. Résultat : Mercedes devrait facilement réussir à tutoyer les 110 grammes tandis que les tricolores comme PSA ou Renault devront afficher des taux de CO2 inférieurs à 94 grammes. 

Ford : à la traîne

Sur la deuxième marche du podium des marques qui rejettent le plus de CO2, Ford apparaît avec des émissions moyennes de 123 grammes par kilomètre en 2019. Le constructeur a même atteint 136 g au mois de décembre 2019 lié à la volonté de déstocker un maximum de modèles particulièrement émetteurs de CO2 afin de dépoussiérer son catalogue. Pour atteindre les objectifs fixés par Bruxelles, Ford compte lancer 8 véhicules électriques cette année afin de vendre plus de modèles électrifiés que thermiques d’ici 2022. Le constructeur lancera notamment des variantes électriques des SUV Kuga et Puma ainsi que de la berline Mondeo. 

Fiat : beaucoup d’efforts à faire

Fiat n’est pas bien préparé à produire le mix énergétique pour remplir les objectifs C02. Avec 122 grammes par kilomètres rejetés l’an dernier, la marque transalpine n’est guère aidée par les résultats de Jeep ou Alfa Romeo. En signant un accord avec Tesla, Fiat espère esquiver l’obstacle en donnant un chèque de plusieurs millions de dollars. Ensuite, pour assurer la fusion avec PSA, ce sera un nouveau gros chantier qui s’annonce. En attendant, les Jeep Compass et Renegade vont se mettre à l’hybride rechargeable et l’iconique Fiat 500 va s’électrifier. 

Opel : le ventre mou

119 grammes. C’est ce qu’on rejeté en moyenne les modèles d’Opel l’an dernier. Mais le constructeur allemand s’est séparé de son Adam jugée trop polluante et passe à l’offensive électrique en annonçant pas moins de 8 véhicules électrifiés d’ici 2021. La nouvelle génération d’Astra s’électrifiera ainsi que les Combo et Zafira Life. En 2024, la marque à l’éclair compte avoir électrifié tous ses modèles. 

CO2 : les bons élèves sont Français

Volkswagen, avec 113 grammes par kilomètre de CO2 rejetés l’an dernier, apparaît en milieu du tableau. La marque allemande compte évidemment mettre les bouchés doubles pour entrer dans les clous, notamment en électrifiant son ID3. PSA et Renault sont, pour leur part, bien placés en approchant les 105 grammes en 2019. Au dernier semestre de l’an dernier, la marque au Losange ne rejetait déjà plus que 108 g grâce aux ventes de la Zoé. Avec l’arrivée de la nouvelle Twingo électrique et la hausse des véhicules hybrides, Renault atteindra la cible. Quant à Peugeot, la marque a tutoyé les 101 g en décembre dernier grâce à ses moteurs thermiques optimisés. Le lancement de la nouvelle e-208 devrait permettre de continuer à rouler sur ce chemin vertueux. Enfin, Toyota sort son épingle du jeu puisque c’est la seule marque qui, avec 94 g affichées par kilomètre, répond déjà aux normes drastiques. La stratégie de la marque nippone de développer les voitures hybrides a payé.

Reste une question. Si les constructeurs affichent leur bonne volonté pour produire le mix énergétique qui doit permettre de répondre aux objectifs CO2, les clients, eux, seront au rendez-vous ? 

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