Sea Bubble : une voiture qui vole au-dessus de l’eau

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La voiture capable de survoler l’eau n’est pas une légende, elle existe bel et bien. Il s’agit de la Sea Bubble. Retour sur cette invention d’Alain Thébault qui donnera à coup sûr le pied marin à tous les citadins !

Sea Bubble, sur les traces de l’hydroptère

En 2005, Alain Thébault s’est fait connaître grâce à l’hydroptère, un trimaran volant capable de survoler l’eau grâce à des ailes immergées. Une décennie plus tard, il revient avec la Sea Bubble. Un mode de transport écologique capable de voguer sur les fleuves des grandes métropoles et qui utilise le même concept que l’hydroptère. Pour mener à bien ce projet, il a travaillé en collaboration avec le véliplanchiste suédois Anders Bringdal

La Sea Bubble est une voiture en forme de bulle dont la taille est à peu près celle de la Zoé de Renault. Elle peut transporter 4 personnes, chauffeur compris, au-dessus de l’eau. Tout comme l’hydroptère, elle sera équipée d’ailes qui permettront de soulever l’engin jusqu’à 70 cm au-dessus des eaux. Un petit moteur électrique propulsera ce nouveau véhicule. Dans un premier temps, la Sea Bubble fonctionnera avec chauffeur, mais plus tard, elle pourrait devenir autonome.

Une empreinte écologique

La Sea Bubble est un véhicule écologique puisque son moteur ne génère pas d’émission de gaz à effet de serre lors de la circulation. Elle est aussi équipée de panneaux photovoltaïques qui permettent de recharger les batteries du moteur électrique. Il est aussi possible de recharger ces batteries à partir d’un réseau de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

L’empreinte écologique de la Sea Bubble ne s’arrête pas à sa motorisation. Elle est aussi construite à partir de matériaux biodégradables comme la fibre de lin. Par ailleurs, quand elle est propulsée hors de l’eau, elle ne laisse qu’une faible trainée dans l’eau, environ 40 % inférieurs à celle des navires. De plus, elle ne génère que très peu de vagues, ce qui réduit l’érosion des berges.

Bientôt à Paris et dans d’autres grandes métropoles

La sortie de la Sea Bubble est prévue en 2017, mais elle fait déjà de nombreux adeptes, puisqu’une centaine de précommandes pour ces véhicules sont enregistrées. Anne Hidalgo, la Maire de Paris, est déjà séduite par la Sea Bubble et désire que Paris accueille en premier ces nouveaux véhicules. D’autres villes européennes comme Londres, Monaco, Stockholm ou Genève ont aussi fait part de leur intérêt pour la Sea Bubble. D’autres métropoles telles que Los Angeles, San Francisco, New York, ou encore Tokyo et Hong Kong sont aussi intéressées. Il est ainsi prévu que le véhicule soit adapté aux limites et règles de navigation de chaque cité. Pour les Sea Bubbles destinées à Paris ou à Londres, la vitesse maximale sera bridée à 10 nœuds, soit environ 18 km/h. Ailleurs comme à Genève ou à San Francisco, elle pourra atteindre 30 km/h.

Les Sea Bubbles feront l’objet d’un système d’autopartage comme l’Autolib’, mais il est aussi prévu de les commercialiser directement auprès des particuliers. Le prix de vente pour le grand public sera d’environ 12 000 euros.

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