Restrictions de circulation en Europe : les règles ville par ville

Petit à petit, un peu partout sur le vieux continent, les voitures sont bannies des grandes villes. Petit tour des interdictions déjà entérinées et de celles à venir.

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De plus en plus de municipalités limitent l’accès de leur centre-ville aux autos les plus émettrices de C02 et de NOX pour éviter des pics de pollution. Paris est souvent citée pour la dureté de sa législation anti voitures. Mais la capitale française est loin d’être la seule à agir dans ce sens. D’autres vont plus loin, prévoyant déjà leur interdiction totale.

Paris : une vignette et la guerre au diesel

Aujourd’hui, à peu près toutes les voitures peuvent circuler à Paris. Hormis celles qui ont été immatriculées une première fois avant 1997 pour les voitures essence et 2001 pour les diesel qui ne peuvent circuler que le week-end. Mais attention : pour rouler à l’intérieur de la capitale, les autos doivent être munies d’une vignette Crit’Air. Ces autocollants sont obligatoires depuis le 1er juillet 2017. Ils prennent en compte les rejets polluants des moteurs qui sont notés de 1 à 5. Cette vignette coûte un peu plus de 4 euros, mais s’en passer peut coûter beaucoup plus cher : une amende de 68 euros. Sauf que les restrictions à la circulation vont se durcir. En 2024, la Maire de Paris souhaite une interdiction totale des véhicules diesel.

Londres : un péage urbain

Pour circuler dans le centre de Londres, il faut s’acquitter d’une taxe spéciale destinée, depuis 2003 à réduire le trafic dans l’hyper centre. Cette taxe journalière de près de 13 euros est imposée à tous les véhicules, quel que soit le modèle. Mais la mairie de Londres souhaite aller plus loin et interdire purement et simplement les voitures diesel d’ici 2020.

Rome : un permis spécial pour le centre historique

Pour circuler dans la ville éternelle et son centre historique, il faut être titulaire d’un permis spécial. Il est délivré par la mairie et principalement réservé aux résidents. Les touristes en sont donc exclus. Mais à Rome comme ailleurs, le diesel vit ses derniers jours et, à l’instar de Paris, ils devraient être interdits dès 2024.

Madrid : la fin des voitures

Avec Copenhague et Oslo, Madrid fait partie des villes européennes aux décisions les plus drastiques. Dès 2025, la capitale espagnole prévoit d’interdire toutes les voitures dans son centre historique. En cas d’infraction, l’amende devrait atteindre 100 euros. Évidemment, les quartiers périphériques ne sont pas concernés. Mais la municipalité prévoit que ce coup d’éclat fasse baisser l’usage quotidien de l’automobile dans l’ensemble de la ville de 29%. Un record.

Oslo : aucune voiture d’ici un an

D’ici 2019, Oslo compte bannir de façon définitive toutes les autos de son centre-ville. La capitale norvégienne fera alors la place aux transports en commun et les pistes cyclables remplaceront 56 kilomètres de voies jusqu’à présent réservées aux véhicules.

14 villes allemandes contre le diesel

Stuttgart, Düsseldorf, Berlin, mais aussi Darmstadt et Aachen : en tout, 14 villes allemandes pourraient bien chasser le diesel hors de leurs murs dans les prochains mois. La justice germanique en a décidé ainsi, rendant les premières interdictions totalement légales. D’autres métropoles allemandes pourraient suivre, puisque 70 d’entre elles dépassent chaque année le seuil de tolérance critique en ce qui concerne la pollution aux particules fines, émises par les véhicules diesel.

Copenhague : capitale neutre en carbone

En 2025, c’en sera fini des voitures dans la capitale danoise. La ville s’est engagée à être totalement neutre en carbone à cette échéance. Copenhague a déjà largement entamé cette reconversion. C’est la ville européenne où le taux de possession d’une voiture est le plus faible du continent.