Les principales réformes prévues pour 2019

budget auto

L’année 2019 va apporter son lot de réformes pour les automobilistes. Suite à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a fait marche arrière, notamment pour ce qui relève de la hausse des taxes pour les carburants. Quelques bonnes nouvelles attendent d’ailleurs les conducteurs en janvier 2019 : la prime à la casse augmentée, par exemple, ou le permis probatoire plus court.

Hybrides rechargeables : prime à la conversion plus importante

En 2019, les modèles hybrides rechargeables neufs profiteront d’une prime à la conversion de 2 500 €, au lieu de 1 000 € en 2018. Pour ceux d’occasion, rien n’est encore fixé, mais la prime pourrait également être de 2 500 €.

Prime à la conversion : jusqu’à 5 000 € pour les ménages non imposables

En 2019, l’État se montrera plus généreux pour aider les Français les moins aisés à changer de véhicule. La prime à la casse sera doublée pour les 20 % des ménages les plus modestes ainsi que les personnes non imposables qui font au moins 60 km par jour pour aller travailler. Cela se traduira par 4 000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et par 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.

Bonus : rien ne change

Le bonus s’appliquera aux voitures qui rejettent entre 0 et 20 g/km de CO2, c’est à dire les électriques. Le montant sera le même : 6 000 €, avec un plafonnement à 27 % du coût d’acquisition. Cela s’appliquera pour l’achat d’un véhicule ou d’une location d’au moins deux ans.

Malus : un barème apparemment moins sévère

C’est un peu la surprise du début d’année 2019. Le gouvernement envisage un barème du malus moins sévère. Si le seuil de déclenchement sera abaissé de 120 à 117 g/km, dès 123 g/km, les montants de la taxe seront à gramme équivalent moins élevés. Le WLTP ne sera pas appliqué dès le mois de janvier. Il y aura donc une période de transition qui permettrait d’avoir des malus un peu moins importants que ceux de fin 2018. En revanche, quand le WLTP sera retenu, les malus, forcément, augmenteront.

Malus repoussé en 2020 pour les pick-up

Jusqu’à présent, le malus ne s’appliquait étrangement pas aux pick-up qui affichent pourtant de forts rejets de CO2. C’était une aubaine pour les particuliers qui achetaient un de ces engins. Les pick-up devaient être soumis à la taxe sur les véhicules de société. Seuls les modèles vraiment utilitaires, avec simple cabine, devaient être épargnés. Finalement les pick-up ne seront pas tout de suite soumis au malus qui est repoussé jusqu’en 2020.

Carburants : pas de hausse des taxes

C’est une des victoires des gilets jaunes. Le gouvernement a pris la décision d’annuler les hausses des taxes sur les carburants prévues pour 2019.

Indemnités kilométriques : petit coup de pouce

Le barème des indemnités kilométriques va être réévalué pour les conducteurs de petites cylindrées (cela concerne les salariés qui déduisent les frais réels lors de la déclaration de revenus). Il s’agirait de + 10 % pour les véhicules de 3 CV et moins, et + 5 % pour les 4 CV.

Permis : période probatoire plus courte en cas de formation

A partir du 1er janvier 2019, les conducteurs qui viennent d’obtenir leur permis de conduire vont pouvoir s’inscrire à une journée de formation complémentaire (7 heures de cours) dans une école de conduite certifiée pour cela par l’État. L’avantage : la période probatoire sera réduite après cette formation. Pour les permis traditionnels, elle passera de 3 à 2 ans. Pour les permis avec conduite accompagnée, elle passera de 2 ans à 1 an et demi.

Un permis bien moins cher en 2019 ?

Début novembre, le Président de la République a créé la surprise en annonçant sa volonté de réduire drastiquement le coût du permis de conduire. Pour l’heure, pas de précision sur la méthode employée pour rendre l’apprentissage moins cher alors que les auto-écoles ne comptent pas baisser leurs tarifs !

Véhicules non assurés : la traque renforcée

Accéder à un nouveau fichier des véhicules assurés afin de savoir plus rapidement si un conducteur circule à bord d’une voiture non assurée. C’est l’objectif de la police et de la gendarmerie en 2019. Ainsi, les véhicules équipés d’un lecteur automatique de plaques d’immatriculations détecteront immédiatement les conducteurs en infraction.