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Radars automatiques : cap vers des bénéfices en 2021

En 2021, les radars automatiques vont reprendre du service. Leur nombre va augmenter sur le territoire dans l’espoir de renouer avec le niveau de recettes de 2017. Soit plus d’1 milliard d’euros. 

radars automatiques

En France, les radars ont fait leur apparition en 2003. Les recettes des radars automatiques ont reculé en 2018 à 864,4 millions d’euros contre 1,013 milliard d’euros en 2017, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Une première en quinze ans. Le pire est à venir puisque la période de confinement n’a pas aidé à renflouer les caisses.  Alors qu’en 2020 l’Etat avait récolté 700 millions d’euros (comme en 2019), l’exécutif table sur 1 milliard d’euros au cours d’ici fin 2021. Comment ? En revigorant le parc de radars. 58 millions vont être investis dans 600 nouveaux appareils et 4700 radars devraient se tenir prêts à flasher en 2021. 

500 Radars urbains supplémentaires

Parmi les dispositifs qui fonctionnent à merveille et s’apprêtent à fleurir le long des trottoirs : les Radars automatiques urbains. Cinq cents sont attendus sur le territoire d’ici à la fin de l’année, et certains sont déjà en phase test. Accrochés en hauteur sur le mobilier urbain, ils prendront note des excès de vitesse et des franchissements de feu rouge. Mais ces radars urbains comptent être de plus en plus sophistiqués et seront capables de verbaliser les automobilistes au téléphone ou à la ceinture de sécurité non attachée. Les radars classiques, eux, disparaîtront peu à peu à la faveur de ces radars améliorés.  

Multiplication des radars tourelles

Parce qu’ils sont perchés à 4 mètres de haut et qu’ils sont donc moins faciles à vandaliser, les radars tourelles vont se multiplier et remplacer les traditionnelles boîtes grises. Très sophistiqués, les radars tourelles contrôlent plusieurs files simultanément et dans les deux sens de circulation. 825 appareils de plus apparaîtront en 2021 pour un total de 1200 en place dans l’Hexagone. Certains n’auront pas d’appareil photos afin d’être moins repérables par les automobilistes. Et ce n’est pas tout. Le nombre d’itinéraires-leurres, ces zones qui peuvent regrouper plusieurs radars de différents types, vont également se multiplier pour atteindre 5 300 km d’itinéraires-leurres en 2021.  

Les voitures-radars privatisées entrent progressivement dans la danse

Le déploiement des voitures radars qui flashent en roulant s’accélère. Conduites par des chauffeurs d’entreprises privées, les trajets sont planifiés par les préfectures et la voiture radar peut aussi bien flasher les véhicules qu’elle croise que ceux qui la doublent grâce à des radars infrarouges installés à l’avant et à l’arrière du véhicule. Les autorités n’ont bien évidemment pas révélé la marque ou le modèle des véhicules utilisés. Les dispositifs actuellement en action dans quatre régions (Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Normandie et Pays de la Loire) vont être déployés dans quatre nouvelles zones : Grand-Est, Bourgogne Franche Comté, Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine.

Des Radars automatiques qui traquent les autos sans assurance

Entre 700 000 et 800 000. Selon, l’ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité routière), c’est le nombre de conducteurs sans assurances. Et en 2018, en France, 175 personnes sont mortes au cours d’un accident impliquant un véhicule sans assurance. Un chiffre en hausse constante depuis dix ans. Pour limiter cette hécatombe, le fichier des véhicules assurés (FVA) mis en place en 2016, sera automatiquement consulté dès qu’une voiture sera flashée. Sa plaque d’immatriculation passera dans la moulinette de la base de données des assurances et si elle n’y figure pas, le contrevenant recevra une amende sur le champ. Une opération réalisée avec les radars automatiques, comme avec les appareils installés par les forces de l’ordre au bord des routes.

Les recettes des radars consacrées à la sécurité routière

Selon un rapport officiel, publié dans le projet de loi de finances pour 2021, 86,8% des recettes récoltés par les radars automatiques seront dédiées à la lutte contre l’insécurité routière (en entretenant les radars et en améliorant le réseau routier…) et le reste au désendettement de l’Etat. Une dernière enveloppe de plus de 25 millions d’euros ira au profit des établissements de santé pour améliorer le traitement des blessés de la route.