Les questions les plus fréquentes lorsque l’on vend sa voiture

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Vendre sa voiture sous-entend qu’il faut se tenir prêt à répondre aux questions d’un éventuel acheteur, mais également savoir lui poser celles qui feront en sorte que la transaction se déroule sans accroc. Si l’acheteur se retrouve le plus souvent en position de force, le vendeur se doit de sécuriser son opération pour éviter les éventuelles arnaques. Voici sept questions essentielles pour une vente réussie.

Où résidez-vous ?

Plus votre acheteur réside loin de chez vous, plus il risque de ne pas se déplacer au final. On entend parler de plus en plus souvent d’acheteurs « fantômes » dans les annonces automobiles. Si l’acheteur déclare résider à l’étranger, méfiez-vous, notamment s’il vous propose un paiement par virement sans avoir vu le véhicule.

Disposez-vous du budget nécessaire ?

Avant de fixer un rendez-vous avec un acheteur potentiel, n’hésitez pas à aborder le sujet du budget. Cela écartera dans un premier temps les curieux à la recherche d’un simple essai. De plus, vous diminuerez les risques de négociations déraisonnables. Le marché de l’occasion regorge de vendeurs indélicats, mais il en est de même pour ce qui est des acheteurs. Tentatives d’arnaque, curiosité, voire repérage en vue d’un éventuel méfait sont devenus choses courantes.

Comment allez-vous régler ?

L’acheteur est tenu de rassurer le vendeur sur la manière dont il va payer son véhicule. Pensez donc à poser la question. Si le chèque de banque reste le moyen de paiement le plus fiable, sachez que les règlements en espèces ne sont pas plafonnés pour les transactions entre particuliers. Il convient néanmoins de rester prudent, surtout lorsqu’il s’agit de sommes importantes.

En cas de financement, avez-vous déjà entrepris des démarches ?

Les dossiers de financement sont relativement longs et peuvent retarder une vente. Il peut paraître opportun de questionner l’acheteur sur les démarches déjà menées (financement auprès d’une banque, d’un organisme de crédit…). Il n’est pas rare que ces démarches ne soient débutées qu’une fois la visite effectuée, ce qui repousse d’autant le délai de la transaction. De plus, vous n’avez à ce stade aucune garantie que le prêt sera accepté.

D’autres visites sont-elles prévues ?

Si l’acheteur potentiel a prévu des rendez-vous avec d’autres vendeurs, c’est autant de possibilités que la vente ne se fasse pas. Cela vous donne également une indication sur la crédibilité à donner à votre interlocuteur. De nombreuses personnes utilisent également ce genre d’argument en vue de négocier avec vous. Soyez donc vigilant.

Avez-vous le permis de conduire ?

Cette question peut sembler farfelue, mais faire essayer son véhicule à une personne non titulaire du permis de conduire peut avoir des conséquences graves, notamment en cas d’accident, et peu importe si vous l’ignoriez. Vous n’obtiendrez aucune indemnisation de la part de votre assurance et vous exposerez en plus à des sanctions pénales.

Le véhicule est-il assuré ?

Au moment de la vente, l’acheteur est censé avoir souscrit un contrat d’assurance. De nombreux acquéreurs pensent à tort pouvoir circuler sous couvert de l’assurance de l’ancien propriétaire, le temps de rentrer chez soi. Cette pratique est illégale. Si l’acheteur déclare ne pas être assuré, essayez éventuellement de retarder la vente, mais indiquez-lui qu’il circulera à ses risques et périls en cas de refus.

Devant le nombre d’escroqueries en tout genre en matière de véhicules d’occasion, la prudence est de mise. Beaux parleurs, escrocs ou simples curieux risquent fort de compromettre une éventuelle vente. Cela ne s’improvise pas, surtout lorsqu’il s’agit de véhicules à prix élevés. Savoir poser les bonnes questions sera gage d’une vente réussie et permettra par la même occasion de vous placer en situation de force !