Le 4×4 : seule solution pour affronter la neige ?

Jeep 4x4 neige

On a coutume de dire qu’en dehors des quatre roues motrices, point de salut sur les routes enneigées. Mais d’autres solutions existent. Et quand on roule en 4×4, mieux vaut disposer des bons pneus.

Impossible d’affronter les congères et les routes enneigées sans un bon 4×4. Cette réputation des autos à quatre roues motrices est pourtant quelque peu surfaite, car elle est dépendante de plusieurs facteurs. Car si le fait d’avoir les deux trains, avant et arrière, disponibles est un véritable avantage lorsque la route manque d’adhérence, elle n’est pas une garantie de se sortir de toutes les embûches.

Des pneus adéquats

Pour que la motricité d’une voiture opère, elle doit avant tout être reliée à la route par des pneus qui adhèrent au sol quelles que soient les conditions. Or, le meilleur 4×4 du monde ne saurait s’en tirer avec des pneus de route, surtout s’ils sont prévus pour l’été. Il faut donc en passer par des pneus hiver, dont la gomme ne durcit pas en deçà de 7 degrés, et dont les sculptures sont spécialement étudiées pour offrir le maximum de motricité.

Des chaines et des clous

Si les pneus hiver, ou « contact », améliorent la motricité des 4×4, les chaînes sont encore plus recommandables lorsque les routes sont vraiment enneigées. Mais attention, l’idéal est de les monter sur les quatre roues, puisque cet appareillage doit être installé sur les roues motrices. Encore plus efficaces, mais plus cher, et donc réservé à ceux qui doivent absolument rouler dans la neige, les pneus cloutés sont redoutables. Mais avec une telle monte, il faut absolument éviter de rouler longtemps sur des routes déneigées, au risque d’y perdre ses clous.

Attention aux SUV

Au-delà du 4×4 idéal pour affronter la neige, il est un autre problème : celui des SUV, et surtout des faux 4×4. La très grande majorité des Crossovers vendus le sont en deux roues motrices. Certains, à l’instar du best-seller Peugeot 3008 ne sont même pas disponibles en quatre roues motrices. Or, ces gros engins sont beaucoup moins efficaces sur la neige que de simples berlines et ce, pour deux raisons. Ces engins pèsent généralement plus lourd qu’une auto classique. Résultat : ils ont tendance à s’enfoncer dans la neige. Mais, de plus, ils disposent, pour nombre d’entre eux, de pneus plus larges que la moyenne. Conséquence, ils ont tendance à se transformer en snowboards à la moindre plaque de neige. Il est donc impératif de les équiper, au minimum, de pneus hiver pour tenter d’affronter la montagne.

Le mini 4×4 : la formule idéale

Dans ce cas, quel peut bien être la voiture idéale dans un paysage enneigé ? Pour circuler sans encombre, le 4×4 reste recommandé. A condition de le choisir léger. Le petit Suzuki Jimny, qui vient d’être remplacé et dont nous vous proposerons l’essai très prochainement est l’une des meilleures solutions du moment. Petit, léger et maniable, il dispose d’un moteur certes peu puissant, mais dans de telles conditions de circulation, se prévaloir de 300ch ne fera pas la différence, au contraire : un gros moteur ne fera qu’alourdir l’équipage. La petite Fiat Panda 4×4 est elle aussi fortement recommandée dans les zones de montagne. Et il suffit d’observer le succès de ces deux types d’engins dans les Alpes pour constater leur efficacité.

La petite voiture : le bon compromis

Évidemment, le 4×4, même petit, reste cher. Il est une autre formule qui fait mouche : la toute petite voiture. Les Peugeot 108, Citroën C1 ou Toyota Aygo, comme des modèles plus anciens (Peugeot 106, ou mêmes Renault Clio de précédentes générations) ont deux énormes avantages : leur légèreté et l’étroitesse de leurs pneus. Deux arguments qui leur permettent d’en remontrer à de lourds SUV en version deux roues motrices.

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