Portrait-robot de la voiture moyenne d’occasion

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Malgré la mode des SUV, la voiture d’occasion type vendue en 2017 est moins lourde et plus sobre que son homologue de 2016. Mais elle coûte un peu plus cher. En revanche, son âge ne varie pas : elle a toujours moins de quatre ans.
C’est une tradition, chaque année nos confrères de l’Argus décortiquent le marché de la voiture de l’occasion en France et révèlent le portrait-robot de cette auto. Et, surprise : dans un monde où les SUV, d’apparence lourde, se taillent une part de gâteau de plus en plus importante, l’auto moyenne achetée l’an passé est un peu plus petite que l’année précédente (elle a perdu 1cm), un peu moins lourde qu’en 2013 (1 304kg au lieu de 1 334kg) et d’une cylindrée inférieure (1 607kg au lieu de 1 686kg). Conséquence de cet amaigrissement général : les performances sont en hausse, le rapport/poids puissance étant plus favorable. Et comme une masse importante impose une consommation (et une pollution) plus grande, celle-ci a baissé l’an passé de 0,4%. Un gain surprenant puisque l’année dernière, seules 68% des autos d’occasions vendues étaient équipées d’un bloc diesel, contre 81% en 2013, signe d’un réel progrès des motoristes qui se sont appliqués à rendre les moteurs essences plus sobres tout en étant performants.

Des tarifs toujours en hausse

Si tous ces éléments sont en baisse, il en reste un en augmentation constante depuis plusieurs années. Le prix des voitures d’occasion grimpe inexorablement, puisqu’il était, en moyenne, de 13 985€ en 2013, pour atteindre 15 590€ en 2017, augmentant, au passage de 480€ par rapport à 2016. Mais on est évidemment loin, fort heureusement, du prix moyen d’une voiture neuve qui s’établit, quant à lui, à 26 717€ durant la même période.

Des voitures d’occasion proches des voitures neuves

Si l’on établit le parallèle entre les autos du marché de l’occasion écoulées l’an passé et celles du marché du neuf, les premières sont évidemment un peu peu plus lourdes de 41 petits kg, mais elles mesurent exactement la même taille, avec une moyenne de 4,24m, légèrement inférieure à celle d’une Renault Megane ou d’un Peugeot 3008. Si ces deux modèles sont des stars de l’occasion, elles sont devancées par le best-seller absolu du marché, qu’il soit neuf ou d’occasion : la Renault Clio, dont la taille, de 4,06m fait baisser la moyenne générale.

Les voitures récentes majoritaires

Le portrait-robot de la voiture d’occasion fait également état de la stabilité de l’âge de cette dernière. Elle est âgée en moyenne de 3 ans et 7 mois, soit un rajeunissement d’une dizaine de jours par rapport à l’an passé. Sauf que, en fouillant plus avant les statistiques de cette étude, l’on séparcoit que la vente de véhicules de plus de 5 ans est en nette hausse. Ils étaient 17% en 2012, et sont désormais 23%. Un signe de l’intérêt des professionnels (l’étude ne s’intéresse qu’à ce type de transactions, et non à celles réalisées entre particuliers) pour des modèles plus datés, et donc plus kilométrés. Pour autant les voitures récentes dominent largement le marché. 77% des véhicules disponibles chez les marchands, les réseaux, les concessionnaires et sur vivacar ont moins de cinq ans. Leur provenance ? Des reprises des particuliers, évidemment, mais aussi, et surtout, des véhicules de sociétés, délaissées au bout de deux ou trois ans, mais également des voitures de démonstrations et, de plus en plus souvent, des autos en provenance des parcs de loueurs de courte durée, dont le nombre est en hausse. Elles comptaient pour 25% en 2014, et 28% en 2016 sur le marché du neuf. Des voitures qui, un an plus tard, se sont retrouvées sur le marché de l’occasion.

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