Plan de relance automobile : les défis post-Covid

Ce 26 Mai, Emmanuel Macron a présenté le plan de relance au soutien à la filière automobile, durement touchée par la crise. Plus de 8 milliards d’euros d’aides, d’investissements et de prêts seront destinés à ce secteur stratégique pour la France.

plan de relance

La filière automobile en France, c’est 4000 entreprises, 400 000 emplois directs et indirects, 2,2 millions de véhicules produits en 2019, 51 milliards d’euros d’exportation et 18% du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière (155 milliards d’euros du chiffre d’affaires). Avec l’épidémie de Covid-19,  les usines ont stoppé leur activité et les concessions sont restées closes pendant le confinement. Du jamais vu : en avril dernier, les ventes de voitures ont baissé de près de 90% (88,84%) par rapport à la même date l’an passé. Les prévisions actuelles du marché automobile font état d’une baisse du marché en 2020 d’au moins 20% dans le monde et de 30% en Europe. Le gouvernement a donc décidé pendant le plan de relance de soutenir la filière automobile française. Et c’est depuis l’usine Valeo (Pas-de-Calais) qui fabrique des composants pour la micro hybridation,  en présence d’Elisabeth Borne et de Bruno Lemaire, que le Président de la République a présenté un plan de relance pour relever la filière automobile  lourdement impactée par la crise économique liée à la pandémie du Covid-19. Emmanuel Macron a présenté une série de mesures comme des primes à la conversion et des aides à l’achat. La tendance sera également à la relocalisation des usines en Europe, à la préférence nationale, au protectionnisme, et à une nouvelle génération de normes et exigences techniques et environnementales. La trajectoire dictée par le contexte post-Covid est celle d’un virage à 360°. Un nouvel ordre (ou désordre) mondial, s’est fait jour. Un avenir plein de ruptures et de défis pour la filière automobile.

Devenir un grand pays pour la production de véhicules électriques

L’objectif mobilisateur de ce plan de relance : « faire de la France la première nation productrice de véhicules électriques dans le monde », a expliqué Emmanuel Macron. Le groupe PSA a salué le plan de soutien à la filière automobile du Gouvernement français et a souligné des initiatives qui viendront favoriser la transition énergétique et renforcer la localisation de sa chaîne de valeur de l’électrification en France. PSA saisit l’opportunité de la transition énergétique pour investir plus de 400 millions d’euros dans des capacités de production des futures chaînes de traction électrifiées dans ses sites français et complètera cet investissement par le projet industriel Européen de production de batteries. Le Groupe produira notamment en France dès 2022 des composants mécaniques qui sont aujourd’hui sourcés en Asie. Par ailleurs, une nouvelle génération de plateforme électrifiée sera industrialisée sur le site de Sochaux à l’horizon 2022 pour y fabriquer la future génération du Peugeot 3008.

L’objectif du plan de relance : relancer la demande

Premier objectif du plan auto : relancer la demande et renouveler le parc automobile afin qu’il émette moins de C02. A partir du 1er juin, le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique passe de 6000 à 7000 euros pour les particuliers.

Flottes d’entreprises : 5000 euros de bonus pour l’achat

Grâce à ce plan de relance, les entreprises pourront renouveler leurs flottes grâce au bonus de 5000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique. Petit rappel : le secteur des transports représente 30 % des émissions à effet de serre émis en France.

Plan de relance : une hausse de la prime à la conversion

Emmanuel Macron a également annoncé pour le plan de relance une augmentation de la prime à la conversion. Le critère de revenu de cette prime est élargi : le seuil de revenu fiscal de référence (RFR) passe de 13 500 € à 18 000 €.

Fonds d’investissement pour l’automobile

Fragilisée par la chute d’activité depuis plus 2 mois, la filière auto doit investir pour réussir les révolutions du véhicule électrique et du véhicule autonome. L’État crée un Fonds d’investissement pour l’automobile d’environ 1 milliard d’euros. 600 millions d’euros d’investissements en fonds propres pour la consolidation de la filière pour se plan de relance. 200 milliards d’euros en 2020 pour la modernisation et la décarbonation de l’outil productif et 150 millions d’euros en 2020 d’aides pour l’innovation du secteur.

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