PICK-UP : LE MALUS DÉBOULE EN JUILLET 2019

Il ne reste que trois petits mois pour acheter neuf un pick-up sans en passer par un super malus qui pourrait atteindre 10 500 euros. Quel choix pour les amateurs de vrais 4×4 en plein compte à rebours ?

pick-up

Au mois de juillet 2019, l’amendement qui met un terme à l’exonération du malus sur le pick-up entrera en application. C’est que ces derniers, jusqu’ici, échappaient à cette taxe, en passant entre les gouttes juridiques pour des raisons pas très justes. Car ils étaient considérés comme des véhicules de travail, même s’ils étaient achetés pour les loisirs. C’est ainsi que sur 20 000 pick-up vendus chaque année, une bonne moitié étaient entre les mains de particuliers à la recherche de vrais 4×4 purs et durs, capables, grâce à leurs châssis « échelle », à leurs 4 roues motrices et à leurs moteurs ultra-coupleux, de grimper aux murs et de tracter plus de 3 tonnes. Ce que de simples SUV, même en mode 4×4, sont incapables de faire. Évidemment, certains tout-terrains fermés tels que le Toyota Land Cruiser ou le Land Rover Defender sont eux aussi capables de tels exploits. Mais ces derniers n’ont jamais été exemptés de malus. 

Un quart du prix de la voiture

C’en est donc terminé de cette niche fiscale du pick-up, qui explique leur succès depuis plusieurs années. Une économie pour leurs acheteurs d’importance puisque, en raison de la puissance nécessaire de ces engins, de leur poids lié au drôle de chassis et de leur couple de camion, le malus auquel ils échappaient pouvait atteindre le maximum : 10 500 euros, soit un quart, en moyenne, du prix total de l’engin. Selon Bercy, la fin de cette exception pourrait rapporter 200 millions d’euros. Un calcul qui prend en compte le malus que rapporterait les pick-ups vendus. Sauf qu’il est fort à parier que les ventes vont s’effondrer, d’une part, et que de l’autre, le ministère ne tient pas compte du manque à gagner de la TVA sur ses véhicules non vendus. Il ne reste donc que trois mois pour se précipiter chez un concessionnaire et s’offrir l’un de ces engins. Même si sa livraison se déroule après la date fatidique, c’est la date de la commande qui sera pris en compte. Les constructeurs qui connaissent cette échéance vont donc tout mettre en place pour attirer les clients, à coups de promotions de la dernière chance.

Quel pick-up choisir d’ici le premier juillet ?

C’est la marque de pick-up la plus vendue dans le monde et c’est le cas en France aussi. L’américain Ford s’en est fait une spécialité, ce qui n’a rien d’étonnant puisque les Yankees sont toujours aussi friands de voitures à bennes. Son Ranger actuel est toujours en haut du podium dans l’hexagone. Une valeur sûre que vous pouvez retrouver d’occasion sur le site Vivacar.  Son concurrent, le Nissan Navara, et son moteur diesel de 190ch a fait peau neuve il y a trois ans. Et il a fait des petits, puisque le Renault Alaskan repose sur les mêmes bases, de même que le Mercedes Classe X. Allemand comme Mercedes, Volkswagen produit également son pick-up, en l’orientant plutôt vers le premium. L’Amarok dispose d’un habitacle tout en cuir, d’équipements abondants et c’est le seul à disposer d’un moteur V6. Il n’en propose d’ailleurs aucun autre. L’Isuzu D-max, certes plus rustique mais très robuste, notamment avec son 164 ch, ou le Mitsubishi L200 à la bonne qualité de fabrication, peuvent également faire l’affaire.

Malus : les parades pour le contourner

Mais il existe une autre solution pour échapper au malus au mois de juillet : acheter un pick-up qui n’offre que 4 places car seules les 5 places seront touchées par les taxes. Ainsi, le Super Cab Ranger de Ford, l’Isuzu D-Max ou le Toyota Hilux qui sont des modèles à simple cabine ou à cabine rallongée, mais sans portes à l’arrière. Ils ne seront pas foudroyés par le malus. Avoir trois enfants permettra aussi de recevoir un malus moins salé grâce à la carte « famille nombreuse ». En effet, c’est une façon d’abaisser les rejets de CO2 en comptant 20g/km par enfant. Du coup, si vous avez trois bambins, le Renault Alaskan échappe au malus.

Quel avenir pour les pick-ups ?

Si dans un futur très proche, les ventes des pick-up devraient s’effondrer, les constructeurs pensent déjà à un futur sans malus pour continuer à en proposer. Tesla comme Ford prévoient des modèles 100% électriques dans les deux années à venir. L’électrique, s’il est limité en autonomie, a le mérite d’offrir la puissance et le couple indispensable à ses engins. Autre solution : l’hybride rechargeable qui permet de faire baisser les émissions. Jeep envisage une telle solution pour son pick-up Gladiator qui devrait débarquer dans nos contrées d’ici un an.