Réformes : ce qui va changer à la rentrée 2019 pour les automobilistes

Pendant que vous rechargiez – sans jeu de mots – vos batteries en vacances, certains dispositifs concernant les automobilistes ont changé. Nouvelle prime à la casse, contrôle technique plus sévère pour les diesels, permis de conduire accessible dès l’âge de 17 ans, contrôle technique plus sévère, pick-up malussés… Petit récapitulatif des bonnes et moins bonnes nouvelles réformes 2019 qui vous attendent à la rentrée.

nouvelles réformes 2019

Prime à la conversion : des conditions plus sévères

Sans crier gare, l’une des nouvelles réformes 2019 : la prime à la conversion qui parue au Journal Officiel au cœur de l’été 2019.  Et les nouveautés au programme risquent de laisser sur le carreau bon nombre d’automobilistes qui comptaient sur la PAC pour changer de voiture à la rentrée. Car la pilule est amère : durcissement des conditions à remplir par les particuliers (donc réduction du nombre de bénéficiaires potentiels), modification des montants, abaissement du seuil de CO2 des thermiques éligibles (de 122 à 116g) et, surtout, exclusion des véhicules d’occasion qui ont pourtant représenté 67% des demandes de prime au premier semestre. Enfin, que vous soyez imposable ou non ne change désormais plus rien dans cette prime à la conversion revisitée. En revanche, le revenu fiscal a une importance capitale : ce dernier ne doit pas dépasser 13 489 euros par personne. Une manière de s’adresser aux revenus les plus modestes et d’écarter les familles aisées de cette prime à la conversion. 

Nouvelles réformes 2019 : Permis de conduire accessible dès l’âge de 17 ans

Pour que le permis de conduire soit plus accessible, notamment financièrement (Le coût moyen jusqu’à présent était de l’ordre de 1800 euros), l’Etat a lancé trois nouvelles mesures susceptibles de faire baisser le coût pour décrocher le précieux sésame. La grande nouveauté en vigueur depuis le 22 Juillet 2019 : les jeunes qui font la conduite accompagnée peuvent se présenter à l’examen du permis de conduire dès l’âge de 17 ans. Mais devront tout de même attendre l’âge de la majorité pour conduire tout seuls. La dernière mesure concerne le nombre d’heures sur un simulateur qui ont doublé, passant de 5h à 10h. Et comme cela ne nécessite pas la présence d’un moniteur, cette pratique devrait réduire le coût du permis de conduire. Enfin, le permis obtenu sur boîte automatique peut, depuis le 1er juillet 2019, être transformé en permis classique (avec boîte de vitesse manuelle) dans un délai de 3 mois contre 6 mois auparavant, à condition d’effectuer 7 heures de formation supplémentaire en auto-école.

Le contrôle technique s’est durci

Suspendu en janvier dernier pour apaiser les Gilets jaunes, la loi sur le contrôle technique est entrée en vigueur cet été aussi et fait partie des nouvelles réformes 2019. L’objectif principal : pénaliser les autos les plus polluantes, en particulier les véhicules diesel. Le test pour contrôler l’opacité des fumées à l’échappement et les taux de rejets de CO2 mais aussi de Nox a été durci. Le nouveau contrôle technique est également plus intransigeant et plus coûteux. Auparavant, 123 points étaient scrutés. Depuis le1er Juillet 2019, il y en 133. Niveau défaillance, l’examen de votre monture  porte non plus sur 410 défaillances mais 610. Du coup, le contrôle technique retient votre véhicule plus longuement car il faut désormais quasiment une heure pour vérifier tous ces points supplémentaires. Il coûte du coup plus cher : autour de 80 euros.

Pick-up : la fin de la parenthèse enchantée

Depuis le mois de juillet, l’amendement qui met un terme à l’exonération du malus sur le pick-up est entré en application. C’est que ces derniers, jusqu’ici, échappaient à cette taxe, en passant entre les gouttes juridiques : ils étaient considérés comme des véhicules de travail, même s’ils étaient, le plus souvent, achetés pour les loisirs. Mais ce malus appliqué aux pick-up ne concerne que les véhicules 5 places. Afin de ne pas pénaliser les pros, les modèles à simple cabine et à cabine allongée offrant quatre places ne sont pas concernés par le malus.