Le Mondial de l’auto s’achève sur un succès

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Malgré l’absence de 13 marques, dont quelques une d’importantes, le salon parisien a accueilli plus d’un million de visiteurs, malgré une durée réduite par rapport 2016.
Il était donné perdant, en baisse de voilure, dans un climat plutôt autophobe. Et pourtant, le bilan du Mondial de l’auto qui s’est achevé ce dimanche soir est positif. Le cap du million de visiteurs a été franchi dans l’après-midi et cette millionième entrée à la Porte de Versailles a rendu le sourire aux organisateurs. Un soulagement qui leur permet de revendiquer encore et toujours, la place enviée de premier mondial en terme de fréquentation. C’est aussi le premier salon, loin devant celui de l’agriculture et ses 672 000 visiteurs cette année. Le Mondial de l’auto est devant ses deux grands concurrents européens : Genève qui revendique 660 000 entrées, et Francfort qui a accueillis 810 000 visiteurs l’an passé.

Un salon en mode réduction

Si les organisateurs sont satisfaits de leur performance, c’est aussi car ils ont réussi ce score malgré un salon réduit en terme d’ouverture, puisque le Mondial est passé de 16 à 11 jours. Une durée réduite pour faire face aux récriminations des constructeurs qui jugeaient les stands (loués à la journée) trop chers. Le cap des 600 000 visiteurs a été atteint jeudi et quatre jours pour atteindre le million était considéré comme une mission impossible. C’était compter sans une ouverture nocturne jusqu’à 22h qui fait le plein, et surtout, un dernier week-end ou les fans d’autos piétinaient littéralement dans les halls pour tenter d’entrevoir quelques bolides.

L’ouverture à la moto

Résultat : seulement 70 000 spectateurs en moins par rapport à l’édition 2016. Evidemment, l’ouverture de la manifestation à la moto, une première, a donné un coup de pouce à cette fréquentation puisque, selon les compteurs installés à l’entrée du hall dédié aux deux roues, 400 000 curieux s’en sont allés à leur découverte. Sont-ils venus dans le seul but de se précipiter vers les Yamaha, Kawasaki et autres Harley-Davidson en zappant les quatre roues ? On ne le saura jamais. Mais il est un autre indicateur du sauvetage de meubles de la manifestation que l’on croyait perdu faute de combattants, faute surtout des 13 constructeurs qui ont décliné l’invitation : c’est le sourire des marques présentes. Le vice-président de Citroën chargé du marketing, Arnaud Belloni, ne s’est d’ailleurs pas privé d’exprimer sa joie. Il a augmenté ses ventes de 50% par rapport à 2016 et s’est fait un malin plaisir de tacler, sur Linkedin, les absents du Mondial, en les remerciant de ne pas en être.

Reste que Volkswagen, Fiat, Ford, Volvo, Nissan, Jeep, Mazda, Mini, Mitsubishi, Subaru, Abarth, Opel, Ssangyong, Infiniti, Bugatti et Alfa Romeo ne semblent pas, pour le moment, regretter leur choix de ne pas avoir pris de stand à la Porte de Versailles. Au point que deux d’entre eux, et non des moindres, puisqu’il s’agit de Ford et Volvo, ont déjà annoncé qu’ils ne seraient pas présents au salon de Genève qui se tiendra au mois de Mars prochain en Suisse. Pourtant, la manifestation helvète est réputée pour être la plus en vue du genre. Car c’est lors de son ouverture qu’est décerné le prix de la voiture de l’année, car c’est elle qui propose le plus de nouveautés, et par conséquent, celle qui attire le plus de médias. Si les organisateurs du Mondial terminent donc leur quinzaine en gardant la tête haute, l’avenir de leur salon n’est pas tout rose pour autant. Pas plus que l’avenir de l’ensemble des salons de l’auto, un genre peut être dépassé au XXIe siècle.