Limite des 100 km, comment s’y retrouver ?

Depuis le 11 mai, tout le monde peut se déplacer comme il l’entend, mais dans une limite fixée à 100 km. Au-delà, il faut avoir une bonne raison pour s’en affranchir. Et surtout, il faut motiver son déplacement.

100 km

Après deux mois de confinement, l’heure de la liberté conditionnelle a sonné. Depuis le lundi 11 mai, les trajets en dehors du domicile ne sont plus soumis à la fameuse attestation. Mais cette liberté d’aller et venir a ses limites. En l’occurrence, et par décret, elle a été fixée à 100 km autour du domicile. Non pas 100 km à effectuer en regardant son GPS, son application Waze ou son compteur kilométrique, mais cette distance est belle et bien calculée à vol d’oiseau, suivant un rayon qui débute à son domicile. D’où la difficulté de savoir jusqu’où l’on peut rouler.

Des sites pour connaître la limite des 100 km

Plutôt que de sortir une vieille carte routière et un compas, des sites proposent de le faire pour vous. Le plus connu, et le plus complet, reste viamichelin.fr qui vient de mettre en place une option permettant de calculer le rayon d’action possible. Il suffit de renseigner l’adresse du domicile et le tour est joué. D’autres sites, comme le très officiel geoportail.gouv.fr fait également le job, mais il s’avère beaucoup moins pratique à l’usage. Mapsdirections.fr permet lui aussi de calculer le rayon de 100 km, mais il faut ajuster soi-même le nombre de kilomètres, à l’aide d’un curseur peu précis.

Des applis pratiques, mais pas idéales

Reste qu’il s’agit ensuite, quelque soit le site, de mémoriser, imprimer ou photographier la carte obtenue pour se souvenir des limites nord, sud, est et ouest de ses pérégrinations. Sauf à en passer par les versions mobiles des sites ci-dessus pas toujours très lisibles. Il existe certes des applis créées pour l’occasion, comme 100km.space, ou « carte de déconfinement à vol d’oiseau », mais elles ne permettent pas de calculer la distance à respecter avant d’arriver à sa limite.

De la mémoire et des notes

Il s’agit donc de bien mémoriser, ou de noter, les différentes villes et villages qui sont à la limite de la zone autorisée, à quelques kilomètres près évidemment. Les forces de l’ordre n’ont pas plus que les particuliers, un compas dans l’œil, et ne disposent pas non plus des instruments adéquats. Mais quoi qu’il en soit, il est toujours préférable de partir avec un justificatif de domicile permettant de prouver, le cas échéant, sa bonne foi. Il faut également savoir que cette limite s’applique hors de son département. Dans le cas ou l’on souhaite se rendre à l’autre bout de celui ou l’on réside, on peut parfaitement le faire, même si le trajet, à vol d’oiseau, dépasse les fameux 100 km.

Hors de la limite des 100 km, point de salut sauf s’il est professionnel

Reste que dans tous les autres cas, la limite reste fixée à ce nombre de kilomètres jusqu’à nouvel ordre. Sauf lorsque des raisons professionnelles, médicales, ou lorsque des impératifs personnels ou judiciaires l’imposent. Dans ce cas, il s’agit de remplir une attestation un peu similaire à celle à laquelle nous étions tous habitués durant les 58 jours du confinement. Cette nouvelle attestation est disponible sur le site interieur.gouv.fr. Il s’agit de la compléter, de la signer et de l’imprimer. Mais attention : elle ne saurait se suffire à elle-même. Il faut également disposer d’une attestation de l’employeur prouvant le motif du déplacement. Dans le cas d’une consultation médicale ou d’une convocation judiciaire, il faut aussi pouvoir présenter des justificatifs aux forces de l’ordre en cas de contrôle.

Partagez l'article sur :