Les voitures dans le cinéma

Grâce au cinéma, certaines voitures sont devenues plus connues que les acteurs. Personnalités à part entière, les voitures dans le cinéma sont élevées au rang de muses et d’objets culte sous la lumière des projecteurs. Voici quelques films où les autos deviennent des starlettes.

les voitures dans le cinéma

Des voitures taillées pour la course-poursuite

Le cinéma et l’automobile, c’est une vieille histoire. Depuis le muet jusqu’au numérique, les films sont truffés de voitures. Parce que la vie est truffée de voitures. Evidemment, le cinéma raffole de courses poursuites. De Bullit de Peter Yates à Fast and Furious de Rob Cohen, ça roule, ça fume des pneus et ça carambole tant que ça peut. Idem dans Taxi où la Peugeot 406 customisée conduite par Samy Naceri, est carrément devenue une des voitures emblématiques du cinéma français. Une auto vendue aux enchères et adjugée à l’entreprise Movie Car pour la modique somme de 30.000 euros. Pour continuer à évoquer les films d’action, les voitures de James Bond font mouche à chaque fois. Amphibie, volante, invisible…chaque James Bond a sa scène poursuite où les bons mots se mêlent aux tôles froissées. Des autos classes et souvent britanniques comme l’Aston Martin DB10 conduite par Daniel Craig. Dans L’espion qui m’aimait, la Lotus esprit prise en mains par Roger Moore se transforme en sous-marin et se déplace grâce à des propulseurs. Quant à l’Aston Martin DB5, cette dernière est bourrée de gadgets : siège éjectable, mitraillettes derrière les phares, écran radar escamotable…

Les voitures des super-héros

Le cinéma met également en scène des voitures de super-héros comme la Batmobile du personnage Batman. En 1939, c’est une Sedan rouge. En 1940, elle est remplacée par un roadster bleu nuit avec un symbole rouge de chauve-souris, placé à l’avant. Mais le cinéma crée parfois aussi des voitures qui ont une âme : Christine de John Carpenter (1983), adapté du roman de Stephen King qui raconte l’histoire d’une auto surnaturelle et fort malveillante qui, au fur et à mesure, prend le contrôle du jeune homme qui l’a achetée et tue impitoyablement tous ceux qui essaient de les séparer. Autre auto délirante : le bolide de Mad Max qui évolue dans un univers post-apocalyptique. C’est au volant de son iconique V8 Interceptor que Max stoppe les hors la loi dans des conditions de conduite extrêmes. Dans le dernier film, « Mad Max Fury Road », la V8 Interceptor n’est plus la seule starlette du film. De nombreux autres véhicules ont été transformés en véritables monster truck dont une Chrysler Valiant Charger montée sur chenilles. 

Les voitures de chefs d’œuvre du cinéma

gran torino

Au rayon des bobines qui laissent des traces, (sur le spectateur, et sur l’histoire du cinéma, pas sur la chaussée), c’est une toute autre affaire. Prenons le vieux maître Suisse. Quand Jean-Luc Godard fait entrer un magnifique Spider Alfa Romeo 2600  dans le champ du Mépris, c’est pour mieux caricaturer le personnage du producteur dragueur incarné par Jack Palance. Et faire dire à Brigitte Bardot : « Elle est belle ton Alfa Romeo ». Alors, que le rageur carbriolet roule ou pas, c’est totalement accessoire. Pis, dans un de ses chefs d’œuvre, Clint Eastwood place un coupé Ford au centre de son dispositif. Mais, si le personnage principal bichonne sa Gran Torino (millésime 1972), ce n’est pas pour s’en servir. Pas la peine. Elle n’est là que pour symboliser une Amérique passée, vieillie. Et à l’arrêt.

Le grand film sur et avec l’automobile reste donc à faire. En attendant, le barnum cinématographique se console comme il peut. Ses producteurs, réalisateurs, jeunes premiers, vieux briscards, starlettes, se sont affichés et s’affichent toujours dans des rutilantes aussi ! glamour qu’eux. Peut-être parce qu’ils savent que le cinéma et l’automobile, c’est un peu la même histoire. Celle d’un rêve qui bouge et qui voyage.