Les nouvelles normes antipollution Euro 6

Lancée le 1er septembre 2014 pour les nouveaux modèles homologués et à partir du mois de septembre 2015 pour les voitures neuves, la norme Euro 6 semble de nouveau avoir dans sa ligne de mire les véhicules diesels. Pointé du doigt comme étant responsable d’émission de particules fines à l’origine de nombreuses maladies respiratoires graves, ce carburant est sur la sellette. Certains élus « visionnaires » envisagent même la fin progressive des véhicules diesels suite à ces nouvelles normes antipollution.

Nouvelles normes antipollution Euro 6 : à bas les particules polluantes

Depuis 1992 lors de leurs premières applications, les normes antipollution ne cessent d’évoluer, apportant avec elles leurs lots de révolutions et de réglementations qui sont de plus en plus dures. La dernière en vigueur, la norme Euro 6 est un renforcement de la norme Euro 5 mise en application en 2010 signant l’ouverture de la chasse aux particules émises par les voitures. Déjà dans le collimateur de l’Euro 5, les véhicules diesels vont, de nouveau, se soumettre à cette norme qui concerne l’émission de polluants. Après la récente démocratisation des filtres à particules sur les diesels, la guerre est actuellement ouverte à quatre types de polluants à savoir les oxydes d’azote (Nox), le monoxyde de carbone (Co), les particules en suspension (PM) et les hydrocarbures imbrûlés (HC). Si l’apparition des filtres à particules en 2011 suite à la norme Euro 5 a sauvé en partie les véhicules diesels, elles ne sont pas sorties du lot avec leur forte émission d’oxyde d’azote. Leur droit d’émission de Nox est ainsi réduit au tiers par rapport à la norme Euro 5.

Un système coûteux pour les consommateurs

Normes antipollutionLoin de baisser les bras, les constructeurs ne cessent de faire des recherches en vue d’atteindre les performances requises par la norme Euro 6. Parmi les plus intéressantes, figure la solution retenue par Renault consistant à intégrer dans ses véhicules une sorte de catalyseur permettant de piéger le Nox et de le transformer en gaz moins agressif pour l’environnement. Peu coûteuse, mais comportant de nombreux défauts, cette proposition a été rejetée par d’autres constructeurs qui préfèrent plutôt miser sur la SCR, une sorte de catalyseur à réduction sélective. Il s’agit d’un filtre supplémentaire inséré au niveau du moteur visant à éliminer le Nox. Ce filtre fonctionne à l’aide d’un additif appelé Adblue qu’il faut recharger tous les 20 000 km. Bien que le coût de l’Adblue soit estimé à 40 euros environ pour chaque remplissage du réservoir destiné à cet effet, l’ajout de ce système se répercute en partie sur les acheteurs des voitures diesels avec une augmentation approximative de prix pouvant atteindre les 1 000 euros.

Quel impact sur le choix d’un véhicule ?

Avec la mise en place de l’Euro 6, une hausse sensible du prix des véhicules diesels se fait sentir. Pour les futurs acquéreurs, il s’agit d’un indice peu rassurant vu qu’une autre norme antipollution, l’Euro 7, plane déjà à l’horizon et risque encore d’engendrer des surcoûts pouvant plomber l’avenir du diesel. Face à un durcissement de la législation sur l’environnement, les modèles électriques et hybrides semblent avoir la côte surtout dans le segment des citadines face aux véhicules diesels en perte de vitesse.

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