La Mini Cooper s’électrifie

Elle arrive un peu après la guerre. Mais la Mini 100% électrique est enfin là. Qu’apporte-t-elle au marché ? Réponse.

La Mini électrique

Mini n’a jamais rien fait comme les autres. Depuis 60 ans, la Mini séduit le monde avec sa bouille craquante. Et son concept a plusieurs fois révolutionné le marché. La Mini électrique va-t-elle une fois de plus révolutionner la planète automobile ? Pas évident quand on arrive après tous les autres. Pourtant, en 2008 déjà, Mini avait créé un prototype électrique proche de la série. Elle aurait pu être à l’époque la première citadine électrique à grande échelle. Elle aurait pu chambouler le marché encore une fois. Mais il a fallu finalement attendre 12 ans pour que le modèle de série déboule. Après la Renault Zoé, après la BMW i3, la Peugeot 208 électrique, la Honda E… qu’apporte cette nouvelle Mini électrique ?

Mini : une icône unique sur le marché 

Elle n’a jamais rien fait comme les autres. Depuis sa création, la Mini est copiée par les autres constructeurs. C’est la première citadine à avoir adopté la traction en plaçant le moteur à l’avant. En 1959, c’était une révolution. 15 ans plus tard, la Honda Civic ou la Renault 5 ont repris cette innovation technologique. La personnalisation ? C’est aussi Mini qui l’a inventé. Aucun modèle ne se ressemble et cela apporte une note chic. C’est plus cher mais c’est plus luxueux et c’est comme ça que Mini a créé la catégorie des citadines premium.

Les spécificités de la Mini électrique

Le modèle de la Mini électrique préserve son principal atout  : sa ligne reconnaissable entre toutes avec son toit flottant et son pare-brise très vertical. C’est même très difficile de la différencier de la Mini essence. Quelques petits détails différents tout de même sur la Mini électrique : la calandre pleine, des logos E ainsi que des jantes spécifiques et, bien sûr, l’absence de pot d’échappement. Ceux qui connaissent la Mini moderne ne seront pas dépaysés dans l’habitacle. L’écran des compteurs est juste différent. Sinon, on retrouve ce même style cool et personnalisable. 

Du plaisir sur la route

En ville, la Mini électrique n’apporte pas grand-chose. Son rayon de braquage est trop grand (10.70 mètres pour tourner, plus qu’une VW Golf) et sa suspension est trop ferme sur les pavés. Pour apprécier la Mini il faut, paradoxalement, aller sur les petites routes. Sous le capot, un moteur électrique de 184 ch, celui qu’elle a hérité de la BMW i3 S. Ca donne des accélérations tonitruantes. Le O à 100 km/h est abattu en 7.3 secondes : c’est mieux que toutes ses concurrentes sauf la BMW i3 S dont elle reprend toutes les chaines de traction. Mais, au-delà de la performance, il y a le plaisir à la conduire dès les premiers virages. La Mini électrique vire à plat et donne l’impression de conduire un kart. Et comme le centre de gravité est abaissé de 3 centimètres, c’est encore mieux qu’avec le moteur essence. Mini annonce 230 km d’autonomie. Mais si on s’amuse au volant, on peut diviser par deux. C’est d’ailleurs un peu le problème de toutes les autos électriques…Pour ce qui est de la recharge, la Mini Cooper SE peut encaisser jusqu’à 11 kW sur la prise Type 2 en courant alternatif et jusqu’à 50 kWh sur la prise Combo CCS en courant continu (de série). Des puissances aujourd’hui dans la norme, mais sans plus, avec des temps de charge de 0 à 100 % à l’avenant, allant de 1h25 minutes à 4 h 10 pour les charges rapide et accélérée, et plus de 13 heures sur secteur. Pratique : son GPS connecté indique en permanence les bornes de recharge les plus proches.

Bilan : si elle est amusante à conduire, la Mini électrique manque d’autonomie sur route et autoroute. En même temps, une citadine électrique est plutôt taillée pour la ville. Mais son tarif est plus salé que les autres : 40 800 euros pour le modèle haut de gamme. 

Partagez l'article sur :