Journée de la femme : trois femmes puissantes dans l’automobile

Dans l’automobile, les femmes s’imposent, notamment sur le terrain professionnel jadis presque exclusivement réservé aux hommes. Aujourd’hui, elles sont vendeuses de voitures, mécaniciennes, expertes, ou patronnes à la tête de marque ou de grands groupes. A l’occasion de la journée de la femme, Vivacar vous propose un focus sur trois femmes puissantes dans l’automobile : Linda Jackson, Marry Barra et Béatrice Foucher.

femmes puissantes

De gauche à droite : Linda Jackson, Marry Barra et Béatrice Foucher. Sources : Wikipédia et site PSA.

Durée de lecture estimée: 4 minutes

On a longtemps pensé que les femmes étaient l’avenir de l’automobile. Et il est vrai qu’elles sont de plus en plus nombreuses à acheter des voitures neuves ou d’occasion, à entretenir leur véhicule ou à l’assurer. Lentement mais sûrement, en dépit du sexisme, des discriminations et des inégalités salariales, les femmes fissurent un univers trop longtemps dominé par les hommes. A leur façon, avec discrétion et avec beaucoup d’huile de coude, les femmes apportent leur petite pierre à cet édifice trop longtemps testostéroné. Désormais, les femmes empiètent  également sur un terrain professionnel jadis presque exclusivement masculin et mènent des carrières au top niveau. C’est le cas de Linda Jackson, la nouvelle patronne de Peugeot, de Marry Barra, PDG de General Motors et de Béatrice Foucher, Directrice Générale de DS Automobiles.

Linda Jackson : la première femme à la tête d’une marque auto française 

Après avoir dirigé Citroën pendant 6 ans, Linda Jackson a pris la tête de Peugeot. Dans le cadre de la création de Stellantis (LIEN), la femme d’affaires britannique a été nommé en janvier Directrice Gérérale de la marque au Lion en Janvier 2021 et succède ainsi à Jean-Philippe Imparato, parti reprendre les rênes d’Alfa Romeo. Née au Royaume-Uni en 1959 et diplômée d’un Master en Business à l’université de Warwick, Linda Jackson a fait ses griffes au sein d’Austin Rover et Jaguar puis est devenue directrice financière de Rover en France en 1998. En 2010, la brillante candidate a été promue Directrice Générale de Citroën en Grande-Bretagne et en Irlande. En 2014, elle a remplacé Frédéric Banzet à la tête de Citroën France et est ainsi devenue la première femme à diriger une marque automobile tricolore. Et la troisième femme à prendre les rênes d’une entreprise automobile, après l’Allemande Annette Winkler chez Smart et l’Américaine Mary Barra chez General Motors.

Mary Barra à la tête de GM et première femme à gagner plus qu’un homme

Le constructeur automobile a annoncé, en janvier dernier, que Mary Barra allait cumuler les fonctions de présidente du conseil d’administration et de directrice générale de General Motors. La femme d’affaires américaine, née en 1961 et fille d’un ouvrier de GM, succède à Theodore Solso. À 20 ans, dans le cadre de ses études, elle fait un stage d’alternance chez Pontiac, une marque du constructeur aujourd’hui disparue. Rentrée chez General Motors, elle gravit lentement mais sûrement les échelons, et dirige tout d’abord une usine automobile près de Détroit. Elle reprend ensuite des études et passe MBA à Standford.  En 1988, Mary Barra devient l’assistante exécutive du PDG de l’époque de GM, Jack Smith. En 2009, elle est nommée DRH dans une période difficile pendant laquelle General Motors licencie des dizaines de milliers de salariés et ferme des dizaines d’usines. En 2014, après avoir fait preuve de « transparence et de fermeté » en tant que nouvelle DG de General Motors, elle figure dans le top 10 des femmes les plus puissantes du monde selon Forbes. Fait rare : en 2014, Mary Barra perçoit globalement 14,4 millions de dollars pour ses fonctions au sein de GM, soit 60 % de plus que son prédécesseur masculin.

Béatrice Foucher : l’équation « enfants, job, mari » résolue

Après avoir fait toute sa carrière chez Renault depuis qu’elle a 25 ans, Béatrice Foucher a été recrutée par PSA pour qu’elle prenne les manettes de DS Automobiles. La nouvelle Directrice Générale âgée de 56 ans et diplômée d’AgroParisTech et de l’ESCP Europe en management de la qualité, n’a jamais eu d’état d’âme à entrer dans un bastion très masculin : l’automobile a toujours été son dada. La mission confiée à la nouvelle boss est de taille : la marque DS est un petit poucet par rapport à Peugeot, Opel et Citroën, sans oublier les nouvelles qui viennent de s’agglomérer dans le nouveau groupe Stellantis. Les lancements de la gamme DS qui ne comporte que 4 modèles, sont donc primordiaux. Mais la pro de la planification automobile qui fut directrice du programme véhicule électrique du groupe Renault, et maman de deux enfants, a les reins solides pour poursuivre sa carrière au top niveau.