Hausse des immatriculations en 2018

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En 2018, le marché français des voitures particulières neuves a connu une belle année. Mais, du côté de la part des véhicules diesel sur le marché, la baisse se poursuit.

En France, l’année dernière, plus de deux millions d’autos ont été immatriculés, du jamais vu depuis 7 ans. Renault est en tête, même si le losange recule de 2,5% et chez PSA, c’est la joie, avec une hausse de 6,2%. C’est simple, les Français aiment, plus que jamais, la voiture et sont particulièrement friands de ses constructeurs nationaux comme aucun autre pays. Tout va pour le mieux, donc. Les usines peuvent tourner à pleins régimes, et les réseaux des constructeurs sont assis sur une multitude de bons de commande. Sauf que ce bon temps, c’était en réalité avant le mois de septembre 2018. Car, au mois de décembre dernier, les ventes ont chuté de 14,5%. Les gilets jaunes y seraient-ils pour quelque chose ? Evidemment, la visite des zones commerciales où sont installés les shows room automobiles n’a pas été facilitée par les blocages des ronds-points.
Mais trois autres paramètres ont très certainement conduit à la baisse des ventes automobiles de cette fin d’année 2018. Les automobilistes ne renouvellent pas leur auto tous les six mois et les grosses ventes du premier semestre ont forcément asséché une partie de la demande. De plus, les nouvelles normes WLTP ont conduit les constructeurs à immatriculer le plus rapidement possible des milliers de véhicules avant la fin août, la date butoir d’entrée en vigueur des nouvelles règles étant fixée au 1er septembre. Enfin, beaucoup d’acheteurs ont préféré patienter jusqu’à 2019 pour passer à l’acte, à cause de l’entrée en vigueur du nouveau barème des différentes primes à la conversion.

L’Europe pas resplendissante

Les constructeurs automobiles vont bien finir par être dans les clous des nouvelles normes WLTP et les primes à la conversion devraient un peu booster un marché automobile au ralenti cette année. La France pourrait faire la surprise en devenant premier de la classe européenne en limitant les dégâts. Car, en face, l’Italie n’a pas vraiment bonne mine, l’Allemagne et l’Angleterre, à cause du Brexit, sont grippées. Heureusement, l’automobile est un marché mondialisé et si l’Europe n’est pas en forme (les automobilistes achètent en majorité des petites voitures), il existe deux gros marchés à mêmes de sauver les constructeurs automobiles.

La Chine et les Etats-Unis tirent le frein à main

On peut donc miser sur les Etats-Unis et ses 17 millions de voitures annuelles, ainsi que la Chine qui, en immatricule tout de même 24 millions. De quoi faire tourner à bon régime les usines de toute la planète automobile et éponger les ventes en chute libre de la bonne vieille Europe. Mais ce scénario n’est pas si idéal car la Chine connaît, pour la première fois depuis trente ans, une érosion de ses ventes. Là-bas, c’est la fin des aides à l’achat. Résultat : – 3% au compteur des ventes. Les États-Unis ne sont pas mieux lotis car, si le marché annuel est stable depuis des années, il se révèle quelque peu artificiel, car dopé par des taux à prêts zéro jamais connues et des promos jamais vues. Pas sûr que ces méthodes de dumping puissent s’éterniser.

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