Conduite hivernale : anticiper et bien s’équiper pour mieux rouler

conduite-hiver-header

Certaines régions sont déjà en vacances, d’autres le seront dès la fin de la semaine prochaine. C’est l’occasion, pour quelques chanceux de prendre la route des sports d’hiver. Mais pour effectuer le trajet en toute sérénité, et se déplacer en station, quelques précautions sont nécessaires. Car on ne conduit pas sur un sol sec par temps chaud, comme sur l’asphalte mouillé ou recouvert de neige par temps froid. De même que l’on va surveiller sa conduite en hiver, il va falloir préparer son auto pour ce périple. Conseils pour mieux affronter la ronde hivernale.

Pneus, organes vitaux

Ils sont seuls en contact avec la route. D’où l’importance des pneus quelles que soient les conditions météo et quelle que soit la saison. Mais si les pneus traditionnels remplissent bien leur fonction (lorsqu’ils sont de bonne qualité et en bon état) au printemps, en été comme en automne, il n’en est rien en hiver. La faute à la température tout d’abord. Car en deçà de 7 degrés, la gomme durcie et la tenue de route de la voiture en est passablement dégradée. La solution : le pneu hiver (anciennement baptisé pneu neige). Non seulement les gommes utilisées dans sa fabrication lui conservent sa souplesse au froid, mais en plus, ses sculptures lui permettent d’affronter la neige en conservant un minimum de grip. Pour qu’ils soient efficaces, il faut également veiller à ce que ces pneus soient bien gonflés selon les indications données dans le carnet d’entretien de l’auto (des données qui figurent également près des charnières de l’une des portières). Évidemment, ces montes hivers sont plus chers que leurs cousins estivaux (compter entre 300 et 800 euros selon leur taille), mais ils se conservent de nombreuses années puisqu’ils ne servent qu’en hiver et roulent sur des sols moins abrasifs qu’en été. Pour les stocker aux beaux jours, de nombreux centres autos proposent des formules adaptées.

Les chaines, compagnons indispensables

Elles sont difficiles à installer, ne permettent pas de rouler à une vitesse décente, mais s’équiper de chaines est indispensable lorsque l’on part aux sports d’hiver. Parce que, selon la météo, la montée vers certaines stations les rend obligatoires. Mais aussi, parce que pour aborder certaines montées abruptes et enneigées, elles constituent la seule alternative à un véritable 4×4 chaussé de pneus à crampons. Vendues par deux sous forme de véritables chaines en métal ou de « chaussettes » en plastiques (entre 80 et 150 euros), elles se montent (faut-il le préciser) sur les roues motrices. Mieux vaut s’entrainer à leur installation avant le départ, pour éviter d’être passablement énervé au moment de les monter sous la neige, sur un parking d’autoroute. Des aires spéciales sont destinées à cet exercice à l’abord des stations et il convient d’éviter un arrêt-chaînage sauvage en catastrophe qui peut provoquer des bouchons. Une mauvaise expérience qui se renouvelle pourtant chaque année dans les Alpes.

Conduite : souplesse exigée

Sous la neige, le paysage est différent et la conduite d’une voiture doit l’être aussi. Elle doit obéir à un maître mot : la souplesse. Dès le démarrage, il faut considérer que la pédale d’accélérateur, comme celle du frein, sont en porcelaine. Il convient donc de les enfoncer avec douceur. Plus que jamais, il faut éviter de freiner, et d’accélérer lorsque les roues sont tournées. On peut démarrer sur le 2e rapport, ce qui évitera de patiner dans la poudreuse. Enfin, il faut anticiper au maximum chaque freinage pour éviter d’appuyer trop fort sur la pédale. En cas de dérapage malheureux, il faut surtout éviter de freiner. On peut débrayer et contre braquer en douceur. Les plus avertis peuvent réaccélérer dès que la voiture retrouve son grip, ce qui lui permettra de reprendre sa trajectoire.