Confinement : que faire en cas de problème de garanties, de contrôle technique et d’assurance ?

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La situation actuelle du confinement soulève des questions pour les automobilistes. Comment faire lorsque mon contrôle technique est à échéance ? Ma garantie est-elle valable sans les révisions obligatoires ? Puis-je suspendre mon assurance ? Réponses.

La période actuelle soulève des problématiques pour tous, y compris pour les automobilistes confinés que nous sommes. Et si nombre de français remisent leur véhicule au garage, ils ont parfois besoin d’utiliser leur voiture, lorsqu’ils vivent en dehors des grandes villes, pour effectuer les rares courses et démarches autorisées par les autorités.

Que faire en cas de contrôle technique dépassé ?

Comment, par exemple, circuler avec une voiture dont le contrôle technique est arrivé à échéance, alors qu’on avait prévu de l’effectuer ces jours-ci ? Ce problème s’est posé dès les premiers jours du confinement. Les centres de contrôle avaient bien le droit de rester ouverts, mais les automobilistes n’avaient pas le droit de leur amener leur auto, puisque ce déplacement n’est absolument pas prévu par les attestations indispensables. Un casse-tête dont les professionnels se sont émus auprès du ministère des transports. La réponse est arrivée et les échéances sont reportées. Désormais, un dépassement de trois mois est autorisé. En clair, si la date légale de la fin de validité d’un contrôle est fixée au 5 avril, elle est repoussée jusqu’au 5 juillet. Le temps de sortir de la situation de confinement et d’en passer par les 100 et quelques vérifications obligatoires. Les forces de l’ordre sont averties de cette modification et ne sanctionneront pas les véhicules en dépassement. En revanche, les poids lourds et les véhicules de transport en commun n’ont droit qu’à un délai de quinze jours supplémentaires. Mais il est vrai que ce sont des engins utilisés à des fins professionnelles et peuvent circuler librement, sous certaines conditions pour les transports en commun.

Confinement : quid de la garantie sans les révisions obligatoires ?

Lorsque l’on achète une voiture neuve, ou une auto d’occasion encore couverte par une garantie constructeur, la marque exige que l’on respecte un calendrier de révisions précis, faute de quoi, la garantie en question n’est plus valable. Et dans ce cas, si une avarie sur la voiture survient, le constructeur peut refuser de la prendre en charge puisque l’entretien n’a pas été fait dans les règles. Sauf que par ces temps de confinement, il est parfois difficile de se rendre chez son concessionnaire, même si certains ateliers restent ouverts. Surtout que, comme pour le contrôle technique, l’attestation dérogatoire ne permet pas explicitement de se rendre chez son garagiste. La décision de sanctionner, ou de laisser-passer, reste donc au bon vouloir des forces de l’ordre. Pas de quoi inciter les automobilistes à déposer leur auto en vue d’une révision.

Les constructeurs plaident pour le bon sens

Heureusement, les marques sont conciliantes en ce qui concerne les délais. La plupart d’entre elles repoussent les échéances au-delà du confinement. Quant aux plus pointilleuses, elles exigent simplement de leurs clients qu’ils se signalent auprès du réparateur de la marque, ou en appelant un numéro de téléphone dédié pour se signaler et éviter les abus. Aucun risque donc de perdre sa garantie, à condition d’effectuer ces quelques démarches.

Confinement & assurance : il est interdit de la suspendre

L’idée a pu germer dans la tête de nombre de citadins confinés. Durant ce laps de temps, qui risque de durer encore quelques semaines, ils ne peuvent pas se servir de leur auto. Pourquoi, dans ce cas, payer son assurance ? Tout simplement parce qu’en France, il est obligatoire de disposer de sa carte verte lorsque l’on est propriétaire d’un véhicule. Une obligation valable lorsque le véhicule roule, ou reste garé, car il est légalement considéré comme étant en circulation. Et un défaut d’assurance peut coûter très cher. Le code des assurances prévoit même une amende qui peut s’élever jusqu’à 3 750 euros.

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