Pour la conduite hivernale, mieux vaut une prudence maximale

conduite en hiver

On s’imagine trop souvent que la route en hiver, et les conseils qui s’y affèrent, ne sont liés qu’à la seule neige. Pourtant, d’autres phénomènes se côtoient pendant ces mois-là. Et il convient de s’y préparer, et d’y préparer sa voiture.

Conduire en hiver ? Il suffit de ranger dans le coffre de sa voiture, des chaines à la bonne taille et le tour est joué. Mais la saison du froid n’est pas seulement celui de la neige, un phénomène de moins en moins courant d’ailleurs. C’est également le temps de la pluie, du brouillard, du froid sec et du verglas. Autant d’éléments qui exigent une auto bien préparée et un conducteur qui l’est tout autant.

Une batterie opérationnelle

C’est le cœur de la voiture. C’est surtout l’élément qui permet de démarrer le matin. Or, les éléments d’une batterie sont très sensibles au froid. Et si cette dernière est trop âgée, ou fragile, une température en deçà de 0° va définitivement l’achever et la voiture ne va pas démarrer. D’ou le nombre de dépannages hivernaux lié à cette panne. Pour l’éviter, il faut de temps à autre mesurer le degré d’efficacité de la batterie. Un simple voltmètre le permet, et l’appareil coûte entre 30 et 100 euros dans les centres autos. Mais il ne faut pas hésiter à inclure cette vérification dans la révision périodique de sa voiture. D’autres alertes de faiblesse de la batterie existent également sur les autos récentes. Ainsi, lorsque le système informatique détecte une faiblesse électrique, il se met en mode « sécurité ». La radio, la clim et autres éléments de conforts ne fonctionne plus, la voiture gardant sa puissance pour une chose essentielle : le démarrage. Il sera alors temps de changer de batterie. Une pièce qui coûte entre 80 et 200 euros selon la puissance de la voiture.

Phares et essuies glace au top

Durant la saison froide, la visibilité est rarement optimale. Il est donc impératif de bien voir, mais aussi d’être bien vu. Et la seule possibilité pour les piétons ou les autres véhicules de distinguer une voiture sont ses phares. Aussi, il convient de bien les vérifier. Pas seulement les feux de croisement et phares à l’avant et à l’arrière, mais aussi les antibrouillards de part et d’autre du véhicule. Une fois bien contrôlés et bien réglés avec la mollette désormais obligatoire dans toutes les voitures, il est nécessaire de bien les allumer au bon moment. Le déclenchement automatique des feux a tendance à faire oublier qu’en cas de brouillard ou de neige, il faut absolument déclencher les antibrouillards, une opération toujours manuelle. Mais pour bien voir, il faut aussi disposer d’un pare brise impeccable. En hiver, la pluie ou la neige fondue créent des projections qui peuvent l’obstruer. Il est donc non seulement vital de pouvoir compter sur des essuie-glaces en bon état, mais aussi sur du liquide lave-glace en quantité suffisante. Il faut veiller à ce que dernier résiste à des températures négatives au risque de geler.

Une conduite appropriée

Une règle de base résume assez bien la manière de circuler par mauvais temps : lorsque la visibilité est équivalente ou inférieur à 50m, il ne faut pas dépasser les 50km/h. La prudence est de mise et la vitesse doit être adaptée à la situation. Surtout, il est impératif de bien garder sa distance avec le véhicule qui précède et de conduire souplement. Les accélérations doivent être douces et les freinages également. Une douceur qui n’est possible qu’en anticipant au maximum chaque changement de direction, et chaque obstacle routier. Enfin, en cas de perte d’adhérence et de dérapage léger, il ne faut pas paniquer et ne surtout pas enfoncer la pédale de frein. Le geste serait au mieux, parfaitement inutile, et au pire transformerait la voiture en luge. Mieux vaut redresser son volant et diriger la voiture non pas vers le point à éviter, mais vers l’endroit ou l’on souhaite se diriger. Mieux encore, dès que l’auto retrouve un peu d’adhérence, on peut redonner un très léger filet de gaz. Un geste qu’il vaut mieux avoir répété auparavant, dans un endroit désert, ou mieux, sur une piste de glace avec un moniteur professionnel.