CES 2019 : les dernières nouveautés dévoilées à Las Vegas

Le Consumer Electronic Show (CES), le grand-messe du high-tech qui vient de fermer ses portes à Las Vegas, est devenu le rendez-vous incontournable des constructeurs automobiles. Au point que certains préfèrent désormais faire l’impasse sur des salons historiques comme Detroit, Francfort ou Paris, et tout miser sur ce grand raout du high-tech mondial.

CES 2019

Le marché mondial de l’électronique embarquée dans les autos devrait représenter 37 milliards d’euros en 2025 et 67 milliards d’euros en 2035. Les voitures autonomes et semi-autonomes devraient représenter 13 % des ventes en 2025 et près de 25 % en 2035. Une douzaine de constructeurs automobiles ont fait le déplacement, ainsi qu’une vingtaine d’équipementiers et de fournisseurs pour présenter leur vision de la voiture de demain. Une auto plus sûre, connectée, électrique et autonome.

La Leaf E-Plus de Nissan

Au CES de Las Vegas, Nissan a dévoilé la Leaf E-Plus, une version « boostée » de la Leaf, la voiture électrique la plus vendue au monde. Cette dernière est dotée d’une batterie de 60 kWh, contre 40 kWh pour la version précédente et passe de 150 à 200 chevaux. Elle peut également parcourir 325 km contre 270 km auparavant. Le constructeur japonais a aussi exposé le concept IMx Kuro qui préfigure un futur SUV électrique.

Audi et Mercedes au CES 2019

Audi a dévoilé une nouvelle technologie d’info-divertissement en partenariat avec Disney : le concept de « 25e heure ». Selon Audi, les trajets en voiture autonome devraient libérer une 25e heure par jour pour faire de nouvelles activités. Mercedes a aussi choisi de se rendre à Las Vegas plutôt qu’au salon de Detroit pour montrer son nouveau coupé quatre portes CLA.

Valeo a fait son show

Si les constructeurs français ont fait l’impasse sur le CES 2019 puisque ni PSA ni Renault n’étaient présents, l’équipementier français Valeo, lui, a présenté une multitude d’innovations : un véhicule autonome de niveau 4, une technologie qui permet de faire disparaître une caravane ou une remorque de son rétroviseur ou encore la téléportation. Équipé d’un casque de réalité virtuelle, n’importe qui, situé dans un lieu fixe, peut être projeté dans l’habitacle d’un véhicule autonome en mouvement. Une performance technique rendue possible grâce à l’association d’un système informatique surpuissant et d’un réseau transmettant une grande quantité de données en temps réel. Prochainement, cette téléportation pourra se réaliser sur n’importe quelle distance, partout dans le monde. Pour peu que l’on bénéficie d’une liaison wi-fi de qualité ou de la future 5G. Voyage XR permettra des utilisations très diverses, notamment dans la vie de tous les jours. Vous pourrez, par exemple, rester à la maison, et retrouver virtuellement votre famille ou vos mais sur la route.

Faurecia : la voiture autonome

L’équipementier automobile Faurecia (17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 109 000 salariés) a présenté le « cockpit du futur » dans l’habitacle d’une Volvo XC 90. Le véhicule, via la reconnaissance faciale, reconnaît le conducteur et ses passagers, ajuste les sièges en fonction de leur morphologie et l’environnement sonore ou lumineux en fonction de leurs goûts. Une fois la conduite autonome activée, le volant va venir se ranger dans le tableau de bord.

Atawey : l’hydrogène vert

Pour prendre le relais de la voiture à moteur thermique, certains misent sur l’hydrogène transformé en électricité par une pile à combustible. Souci écologique : si l’hydrogène est l’élément le plus présent dans l’univers, il est aujourd’hui presque intégralement élaboré à partir de méthane (CH4), ce qui émet de fortes quantités de CO2. La start-up savoyarde Atawey, créée en 2012, a décidé de fabriquer de l’hydrogène « vert ». Comment cela est-il possible ? Il s’agit de casser une molécule d’eau (H2O) pour isoler le dihydrogène (H2), qui est ensuite stocké. Il peut alors alimenter une petite flotte de véhicules. La société mise sur sa présence au CES de Las Vegas 2019 pour se faire connaître aux Etats-Unis. En effet, la moitié des 10 000 voitures qui roulent aujourd’hui à l’hydrogène dans le monde se trouve en Californie.